L'Inist, à Vandœuvre-lès-Nancy, dessiné par Jean Nouvel (Alexandre Prévot)
La raison ? Ce département du CNRS, lequel commercialise des documents et des notices scientifiques (copies d'articles de recherche, de rapports ou encore de thèses) issus de tous les secteurs de la recherche, le ferait sans l'autorisation de leurs auteurs et sans qu'aucun droit ne leur soit versé. De plus, certains de ces articles, pour la plupart vendus à des prix exorbitants, seraient déjà disponibles gratuitement sur Internet. Car, comble du paradoxe, de nombreux chercheurs militent justement pour que leurs productions soient disponibles en libre accès sur des sites d'archives ouvertes.
Déjà condamnés pour contrefaçon du droit d'auteur, le CNRS et le CFC (Centre français d'exploitation du droit de copie, lequel gère les droits de copie des textes vendus sur Refdoc) se renvoient la responsabilité de l'affaire.
Du côté des chercheurs, la polémique a pris une rare ampleur : une pétition, lancée le 15 octobre dernier par le collectif SavoirCom1, a déjà rassemblé plusieurs centaines de signatures. L'Association des bibliothécaires de France a, quant à elle, publié un communiqué demandant à l'Inist de "cesser de vendre des articles de sa revue". Sur Twitter, l'affaire est même référencée sous le hashtag (mot-clef) #inistgate...
Evènement les 20 et 21 mars prochains : Documation 2013 !
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