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avant-première

Forum des acteurs du numérique 2008

guillaume nuttin
mardi 30 septembre 2008


120 exposants, plus de 4000 visiteurs attendus, 1500 congressistes... Pour sa deuxième édition, les 7 et 8 octobre au Palais des congrès, le Fan, « rencontre annuelle des professionnels de la gestion de contenu, des flux, de l'éditique et du document numérique Â» pour l'Aproged et Etai, les co-organisateurs, semble déjà inscrit comme le rendez-vous de référence des professionnels de l'information. Rendez-vous que vous ne raterez pas grâce à archimag.com qui vous propose chaque jour, de suivre le salon comme si vous y étiez.
Grâce à un compte-rendu quotidien consultable à partir de la page d'accueil dès la fin de journée, rien ne vous échappera des nouveautés logicielles, de l'actualités des exposants ou des reflexions développées dans le cadre des conférences et des ateliers.

droit de l'information

Dossier spécial e-réputation sur Les Infostratèges

guillaume nuttin
jeudi 25 septembre 2008


Si vous lisez avec attention - car « nul n'est sensé ignorer la loi » - les articles «Droit» dans les colonnes d'Archimag (et les pages d'archimag.com), le nom de Didier Frochot, Formateur et consultant spécialisé dans le droit de l'information, ne vous est pas inconnu.
 Les Infostratèges, site qu'il a cofondé avec Fabrice Molinaro, vient de sortir un dossier très complet consacré à l'e-réputation, dont voici les premières lignes.

« L'Internet est devenu le lieu où se font et se défont les réputations. Dire publiquement du mal d'autrui a toujours existé, mais tombait vite dans l'oubli : les journaux et périodiques passent rapidement en archives où seuls quelques historiens leur redonnent vie ; les émissions de TV ou de radio s'oublient encore plus vite. Au contraire, la nature même du Web fait que tout reste accessible gratuitement avec les moteurs de recherche..»

Accéder au dossier complet sur Les Infostratèges


DR - cliquez pour agrandir - Lise Bissonnette, présidente de la bibliothèque de Québec qui accueillait le congrès.

1er Congrès de l'Association Internationale Francophone des Bibliothécaires et Documentalistes

Les professionnels de l'infodoc se rencontrent à Montréal

bruno texier
jeudi 7 août 2008


Le Québec est le dernier salon où l'on cause. A l'occasion du 400ème anniversaire de la création de la ville de Québec par Samuel de Champlain, la Belle province accueille une liste interminable de manifestations politiques, culturelles et professionnelles. 2008 marque un autre évènement : le premier congres de l'Association Internationale Francophone des Bibliothécaires et Documentalistes (AIFBD). Plus de 20 pays et 250 congressistes ont répondu présent a l'invitation lancée par Rejeand Savard le président de l'AIFBD. Tous ont en partage la langue française, « un rempart contre la pensée unique» comme l'a souligné Rejeand Savard lors de la conférence d'ouverture. Tous ont en commun des pratiques professionnelles qui ne demandent qu'à s'enrichir des témoignages venus de Suisse, du Canada, du Maroc, du Liban, de Madagascar, de France...
En prologue, la présidente de la très belle grande bibliothèque de Québec qui accueillait le congrès, Lise Bissonnette, a signalé que ces rencontres seraient l' occasion de faire apparaître de « nouvelles synergies documentaires ». Qu'ils soient européens, africains, arabes ou américains, les professionnels de l' information-documentation sont en effet conscients des défis qui bouleversent leur métier et des défis qu'il faut relever.
 

Hyper-spécialiste de l'information

 
Lamyaa Belmekki, professeur a l'École des Sciences de l'information de Rabat (Maroc), a fait l'éloge de la formation continue pour maintenir les documentalistes a un haut niveau de compétence et de crédibilité. Constat partage par Jean-Philippe Accart (Bibliothèque nationale de Suisse) qui considère que le documentaliste est devenu un « hyper-spécialiste de l'information » capable de traquer la fraude, l'erreur et le plagiat a l'heure ou la surabondance de l'information donne l'impression que le monde peut se passer des documentalistes. Ces derniers savent que l'heure est venue de vendre leurs compétences aux utilisateurs finaux de l'information.
Derrière ces enjeux, apparaît une savoureuse querelle linguistique francophone : comment nommer les professionnels de l'infodoc ? Les Européens parlent de documentalistes... Les Marocains optent pour «informatistes»... Les Québécois osent «informationnistes»!
 

Cyberthèque

Mais tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Comme un participant l'a fait remarquer, la situation est très contrastée selon les pays et « les réussites sont très inégales ». Quel rapport y a-t-il entre la bibliothèque de l'université McGill de Montréal qui, grâce a d'importants moyens financiers, propose des espaces luxueux à ses étudiants et la bibliothèque de l'université Cheikh Diop de Dakar qui n'a pas assez de chaises pour accueillir ses lecteurs...? Dans le premier cas, les Canadiens proposent aux étudiants une  « cyberthèque Â» dotée des dernières applications Internet, de mobilier dernier cri, et d'un impressionnant volume de publications électroniques ; dans le second cas, les Sénégalais, armés de leur bonne volonté, se débrouillent avec trois bouts de ficelle. Ce qui ne les empêche pas d'avancer dans la bonne direction. Dans les deux cas cependant, les participants ont pu noter une même foi et une même volonté d'offrir aux lecteurs des services innovants.
Au-delà des multiples ateliers proposés pendant ces quatre jours, il convient de signaler la convivialité qui a prévalu et la forte volonté des congressistes d' échanger leurs expériences. L'un des thèmes retenu pour ce congrès était le reseautage. Message bien entendu par les participants qui ont profité de leur séjour a Montréal pour faire plus ample connaissance. Des rencontres informelles par métiers ou par groupes régionaux ont permis a chacun de faire part de son expérience, de ses besoins et de ses objectifs. La légendaire - et réelle - tradition d'accueil des Québécois a largement contribué au bon esprit qui a anime ce congrès. Rendez-vous est pris pour 2010 sur une autre terre francophone.

Villiers-le-Bel : 9 mois plus tard, Louis-Jouvet revient à la vie sous l'apparence d'Aimé-Césaire.

guillaume nuttin
mardi 23 septembre 2008


Ravagée par les flammes au cours des émeutes de novembre 2007, la médiathèque Louis-Jouvet de Villiers-le-Bel renait de ses cendres. Grâce à un formidable élan de solidarité (aides du département, de l'Etat, mais aussi des particuliers et des éditeurs), neuf petits mois auront suffi pour ouvrir les 350 m² de la bibliothèque rebaptisée Aimé-Césaire. Inauguré le 20 septembre, ce bâtiment n'est que provisoire, en attendant l'ouverture courant 2009 d'une médiathèque de 700 m² dans le quartier des Carreaux.


DR - le livre électronique selon Sony

Le livre électronique Sony disponible au mois d’octobre

bruno texier
mercredi 17 septembre 2008


C’est à partir de la deuxième quinzaine d’octobre que le livre électronique de Sony sera mis en vente en France. Au terme d’un accord signé avec Sony et Hachette, c’est la Fnac qui a obtenu l’exclusivité de commercialiser ce e-reader qui signe l’entrée du livre électronique dans les circuits de distribution grand public. Prix de vente annoncé : 299 euros avec deux titres inclus.
Le e-reader de Sony ne manque pas d’atouts pour séduire les lecteurs et les amateurs de belle technologie : 8 millimètres d’épaisseur, 260 grammes, un design très réussi… L’appareil propose une ergonomie particulièrement intuitive et un confort de lecture remarquable grâce à l’encre électronique. Sony indique que 160 ouvrages peuvent être stockés sur la machine qui est en mesure d’accueillir deux cartes de mémoire supplémentaires. L’autonomie de la batterie approche les 6 800 pages tournées avant de procéder à un rechargement.
Autres avantages, le e-reader est compatible avec de nombreux formats numériques : PDF, Word convertis en RTF, ePub, TXT, BBeB book… Il lit également les formats image (en noir et blanc seulement) tels que JPEG, PNG ou GIF ainsi que les fichiers audio MP3 et AAC.

Pas compatible avec Apple

En revanche, le e-reader Sony souffre d’un sérieux handicap : il n’est, pour l’instant, pas compatible avec Apple. Or, le téléchargement de livres numérisés doit être effectué via un ordinateur avant d’être transférés sur le e-reader… et Apple gagne des parts de marché face à Windows. A New York, où le e-reader est en vente depuis plusieurs mois déjà, Sony précise que ce problème devrait être résolu prochainement. Qu’à cela ne tienne, l’écrivain François Bon  indique sur son blog qu’il est parvenu à faire fonctionner son livre électronique avec un ordinateur Apple : « Le Sony marche très bien sur un Mac… Â».

Offre éditoriale élargie

Côté offre éditoriale, les utilisateurs pourront télécharger des ouvrages numérisés sur le site de la Fnac qui compte à ce jour environ 2 000 titres. Ces livres proviennent des filiales du groupe Hachette : Fayard, Grasset, Armand Colin, Jean-Claude Lattès, Calmann-Levy, le Livre de poche… En marge de la conférence de presse organisée à l’occasion du partenariat entre Sony, Hachette et la Fnac, Arnaud Nourry, PDG du groupe Hachette Livre, indiquait que « cette offre s’enrichirait très rapidement au gré des nouveautés Â». Le prix de vente des livres numérisés devrait être inférieur de 10 à 15 % par rapport à leur version papier. A terme, la Fnac devrait proposer une offre éditoriale élargie à d’autres éditeurs, et Hachette sera amené à diffuser ses contenus par le biais d’autres enseignes.

Bibliothécaires, documentalistes et archivistes suisses : une seule association

patrick brébion
jeudi 11 septembre 2008


A la rentrée, deux associations professionnelles suisses, la BBS pour les bibliothèques et l’ASD pour les documentalistes ont fusionné. Baptisée BIS pour « Bibliothèque Information Suisse », la nouvelle organisation représente les bibliothèques, centres de documentation, archives et services d’information. BIS met en réseau et défend les intérêts des institutions et des spécialistes qui traitent, organisent et rendent accessibles l’information sous toutes ses formes.

pour en savoir plus

bibliothèques numériques

Google remporte la Bibliothèque municipale de Lyon… en attendant mieux

bruno texier
mardi 15 juillet 2008


La ville de Lyon vient d’attribuer à Google la numérisation et la mise en ligne du fonds ancien de la bibliothèque municipale. Au terme d’un appel d’offre lancé en 2007, Google procédera à la numérisation de 500 000 ouvrages antérieurs au XXème siècle et libres de droit. Les frais techniques resteront à la charge de l’entreprise californienne qui devra numériser ce fonds ancien dans un site situé dans la région lyonnaise. La bibliothèque municipale de Lyon détient le plus important fonds ancien après celui de la Bibliothèque nationale de France. Les internautes pourront accéder au fonds numérisé soit par le site de la BM de Lyon, soit par le programme Google Recherche de livres.

Victoire symbolique

Cette annonce marque une victoire symbolique pour Google qui signe là son entrée sur le marché français des bibliothèques numériques. On se souvient en effet que le programme Google Recherche de livres avait été vivement contesté par l’ancien président de la Bibliothèque nationale de France Jean-Noël Jeanneney ; on se souvient également que les éditeurs français avaient engagé une action juridique contre Google en 2006 lui reprochant de ne pas respecter le droit de la propriété intellectuelle pour les ouvrages couverts par le droit d’auteur. A quelques mois du lancement officiel d’Europeana, la Bibliothèque numérique européenne, Google continue d’avancer ses pions sur le récalcitrant marché français.

Les assises du livre numérique

bruno texier
mercredi 9 juillet 2008


Le monde de l’édition n’en finit pas de s’interroger sur son avenir. Les Assises du livre numérique qui se sont tenues le 8 juillet à Paris ont accueilli plus de 400 personnes et donné l’occasion à Serge Eyrolles, président du Syndicat national de l’édition, de faire connaître le « besoin de régulation Â» exprimé par les éditeurs face aux opérateurs. Ces derniers sont en effet soupçonnés de vouloir démanteler le droit de la propriété intellectuelle et imposer leurs conditions tarifaires aux maisons d’édition. Eric Besson, secrétaire d’Etat chargé du développement de l’économie numérique, aura peut-être rassuré l’auditoire en rappelant son attachement au droit de la propriété intellectuelle. Optimiste, il estime que le livre numérique peut être un complément du livre traditionnel plutôt qu’un concurrent.

Lobbying

Une semaine après la présentation officielle de son « Rapport sur le livre numérique Â», Bruno Patino a, lui aussi, défendu un principe : « la propriété intellectuelle doit être la clé de voûte de la dématérialisation du livre Â». Mais la défense de ce droit ne suffit pas au président du Monde.fr et de Télérama qui prône par ailleurs l’organisation d’un lobbying des éditeurs face à « ceux qui détiennent le droit d’accès et la technologie Â», c’est-à-dire les opérateurs. Les deux secteurs ne boxant pas dans la même catégorie, Bruno Patino a demandé aux pouvoirs publics de préserver les intérêts des éditeurs. Côté technologie, Michael Dahan, co-fondateur du livre électronique Bookeen, estime que la prochaine génération d’écran sera souple, incassable, et en couleurs. Ces nouveaux écrans devraient être commercialisés à l’horizon 2010.
Le rapport Patino sur le livre numérique est téléchargeable sur le site du ministère de la Culture


DR - Congrès ABF Reims 2008

Association des Bibliothécaires Français - congrès 2008

le congrès de l'ABF se penche sur la jeunesse

bruno texier
lundi 16 juin 2008


La question des publics, en particulier des jeunes lecteurs, n’en finit pas de préoccuper les bibliothécaires. Qui sont-ils ? Que lisent-ils ? Lisent-ils encore… ? Le congrès de l’ABF qui vient de se tenir à Reims devant 600 professionnels a consacré pas moins de quatre journées aux « adonaissants Â» un public insaisissable dont les contours sont difficiles à cerner. « Le thème de la jeunesse est un prolongement du congrès de 2007 qui s’interrogeait sur les publics et les offres de service que l’on doit proposer à ce public Â» souligne Dominique Arot le président de l’Association des bibliothécaires de France. De nombreux observateurs présents à Reims ont noté que la bibliothèque, qu’elle soit municipale ou universitaire, représente pour les jeunes un lieu de connaissances bien sûr mais également « un espace de construction personnelle Â» selon la formule du sociologue François de Singly. Ils en font donc un double usage : activité de lecture mais aussi comportements de loisirs et de socialisation. Les bibliothécaires les plus expérimentés en sont parfois déconcertés…

Méthodologie documentaire

Les bibliothèques universitaires sont par nature les plus à même de témoigner des attentes d’un public de jeunes adultes. Dans le cadre du « Plan pour la réussite en Licence Â», elles doivent donc envisager plusieurs évolutions : extension des horaires d’ouverture, recrutement de salariés-étudiants, formation à la méthodologie documentaire à l’usage des étudiants… Les bibliothécaires français pourront s’inspirer du très intéressant témoignage de Francine Egger-Sider, bibliothécaire au Collège universitaire de La Guardia (University of New York). Cette université qui accueille 15 000 étudiants issus de 163 pays a fait le pari de la maîtrise de l’information ( information literacy) qui est devenue l’une des 7 compétences de base des étudiants. Des formations en stratégies de recherche documentaire sont proposées aux étudiants et aux enseignants. Quant aux bibliothécaires universitaires, ils jouissent du même statut que les enseignants et sont évalués selon les mêmes critères.

Aller vers les publics qui décrochent

Du côté français, plusieurs retours d’expérience ont été proposés aux congressistes. Celui de la BU de l’université Evry Val d’Essonne qui a mis en place un dispositif d’aide à l’acquisition des codes de l’enseignement supérieur destiné aux nouveaux étudiants. Objectif : aller vers les publics qui décrochent, c’est-à-dire ceux qui négocient difficilement le passage du lycée à l’université.
Autre retour d’expérience, emprunté aux  bibliothèques municipales, la médiathèque Jean Lévy de Lille mise sur une offre de services complémentaires de la BU. Cette médiathèque, située en centre-ville, accueille de nombreux étudiants qui préfèrent sa centralité géographique aux BU situées en périphérie de Lille.

Baisse régulière

En dépit de leurs efforts pour répondre aux besoins des étudiants, les bibliothèques universitaires ne sont pas à la fête. Selon l’Observatoire de la vie étudiante, la fréquentation des BU est en baisse régulière depuis 1997 ; dans le détail, la réalité est plus contrastée : ceux qui s’y rendent tous les jours continuent d’y aller mais un nombre croissant n’y met quasiment jamais les pieds. Il semble que la fréquentation des BU dépend fortement du type d’études suivies. De plus, nombreux sont les étudiants à se connecter sur Internet pour consulter des ressources électroniques au détriment d’une présence physique dans les établissements.
La question des publics n’est donc pas épuisée. Selon Dominique Arot, « la profession bibliothécaire s’interroge sur les services qu’elle doit proposer. Nous devons faire face à des publics tels qu’ils sont et non pas tels que nous souhaiterions qu’ils soient ! Â»
L’édition 2009 du congrès de l’ABF se tiendra à Paris.

RPIST 2008

l'image scientifique et ses contraintes

michel remize
mercredi 18 juin


C'est à la deuxième journée des Rencontres des professionnels de l’information scientifique et technique (RPIST) qu'Archimag a choisi de s'intéresser particulièrement. La 6e édition de cette manifestation organisée par l'Inist au Palais des congrès de Nancy (16-18 juin) mettait l'accent ce deuxième jour sur la problématique de l'image. Pour le documentaliste iconographe, il s'agit de pouvoir recueillir, traiter et diffuser des images au même titre que des informations textuelles. Ce qui soulève notamment les problèmes particuliers d'indexation et de droit. Parlant de l'International press telecommunications council (IPTC), consortium développant des standards techniques d'échange de données, Claire Lissalde (Inserm) lance : « J'en suis une militante ! Â» Pour les images scientifiques, le choix des descripteurs ne peut s'opérer qu'avec le concours des chercheurs : impossible pour un non scientifique face à une image de neurone de décrire à quel stade d'évolution il se trouve !
A côté de la technique, la question du droit lié à l'image est largement abordée par Christian Sauvan-Magnet, spécialiste en gestion de l’image et consultant Serda. Devant l'arsenal juridique qui nous entoure, il va jusqu'à se demander s'il est encore possible de prendre et de diffuser une photo en France sans risquer une convocation au tribunal. Il alerte aussi les laboratoires et les chercheurs sur la question de la paternité de leurs images qu'ils doivent préventivement s'attacher à préserver. Parallèlement, les outils d'indexation sémantique de l'image progressent, comme le décrit Christian Fluhr, directeur scientifique de NewPhenix, spin off du CEA.
Reste la question de fond : la valeur de l'image comme vecteur de connaissance  scientifique. Une question abordée brillamment par Anouk Barberousse, chercheuse à l'IHPST, Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques. Elle souligne la nécessité d'interpréter l'image avec son contexte, à savoir sa légende, mais souvent aussi l'article où elle se situe, ou même le chapitre entier. En gardant à l'esprit le contexte, qu'il soit disciplinaire, matériel ou culturel. Les travaux ici ont encore un long chemin à parcourir.

pour en savoir plus



DR - cliquez pour agrandir

Le futur site des archives diplomatiques ouvrira ses portes en juillet 2009

bruno texier
mercredi 11 juin


Le Louvre puis Versailles sous l’ancien régime… Le Quai d’Orsay depuis le XIXe siècle… La Courneuve demain ! Les archives diplomatiques françaises ont connu plusieurs écrins prestigieux mais, faute d’espace, elles quitteront bientôt le site prestigieux du ministère des Affaires étrangères pour rejoindre la Seine Saint-Denis. Lors d’une conférence de presse, le directeur des archives diplomatiques Jean Mendelson a présenté les détails du futur « pôle diplomatique Â» qui accueillera les archives du ministère des Affaires étrangères.
Le bâtiment, conçu par l’architecte Henri Gaudin, recevra 77 kilomètres linéaires d’archives actuellement dispersées sur onze sites. Et cela dans des conditions matérielles et physiques qui n’existaient pas dans les locaux du Quai d’Orsay arrivés à saturation depuis plusieurs années. Selon Jean Mendelson, « la France possède l’un des fonds d’archives diplomatiques les plus importants du monde Â». A titre de comparaison, le fond allemand représente environ 25 % du fond français… A collection d’exception, site d’exception. La construction du site de La Courneuve sera achevée cet automne, prélude à un déménagement qui devrait durer au moins une année, peut-être deux. Les modalités de ce transfert obéiront à des impératifs de sécurité liés à la nature confidentielle de certains documents. Des camions banalisés emprunteront des itinéraires changeants à l’instar des procédures qui avaient prévalu lors du déménagement des collections de la BNF du site Richelieu vers le site Tolbiac. Le coût de ce déménagement est estimé à environ trois millions d’euros.

Bibliothèque

C’est au mois de juillet 2009 que devrait ouvrir le nouveau pôle diplomatique de La Courneuve. Les chercheurs disposeront de 156 places de travail réparties dans un espace de 820 m² auxquelles il convient d’ajouter une cinquantaine de postes de consultation dédiés aux microfilms et aux documents sonores. Le site de La Courneuve proposera également un auditorium de 220 places, des espaces de découverte qui permettront d’exposer une partie de la fabuleuse collection de traités internationaux aujourd’hui confinée dans la salle des traités du Quai d’Orsay. Enfin, une bibliothèque proposera un fond de 430 000 ouvrages actuellement inaccessibles en raison du manque de salle de lecture.

Une économie numérique qui se cherche

Le lancement des assises du numérique vise à combler le retard accumulé par la France dans l’économie numérique. Un essai à transformer.

bruno texier
lundi 2 juin


La France, une nation presque numérique… C’est le constat peu amène que The Economist dressait récemment à propos de la capacité de notre pays à utiliser les technologies de l’information pour développer son économie et le bien-être de ses habitants. Un jugement qu’ Eric Besson s’est chargé de démentir lors du lancement des Assises du numérique qui s’est déroulé le 29 mai dernier à l’université de Paris-Dauphine. Le secrétaire d’Etat chargé du développement de l’économie numérique a proposé « 27 pistes visant à placer la France à la pointe de l’industrie mondiale du numérique Â». Pour ce faire, 90 ateliers seront organisés dans toute la France jusqu’au 31 juillet, date à laquelle Eric Besson remettra ses propositions au président de la République. Ces ateliers seront ouverts à tous et un site collaboratif permet d’ores-et-déjà à chacun de contribuer aux débats.
Les 27 pistes de travail sont déclinés en quatre grands pôles : les réseaux, les contenus, les usages, la gouvernance. Les réseaux constituent les infrastructures de l’économie numérique : il a donc été décidé de favoriser l’accès au haut débit, de développer la technologie de la fibre optique et d’accroître le  taux d’équipement des Français en ordinateurs via des aides à l’achat et à la formation.

Diversifier les usages

Du côté des contenus, Eric Besson a annoncé la création d’un répertoire national des œuvres destiné à assurer le principe du droit d’auteur. La notion de contenus est d’ailleurs très large puisqu’elle regroupe aussi bien l’université numérique que le télétravail ou le e-commerce.
« Diversifier les usages Â» au-delà des internautes les plus assidus est le maître-mot de ce plan numérique : les écoliers, les étudiants, les consommateurs, les séniors ne doivent pas rester à l’écart du mouvement. Un effort sera donc engagé pour familiariser tous les publics aux environnements numériques de travail (ENT).
Autant de bonnes résolutions qui doivent permettre à la France se combler son retard –relatif- parmi les nations numériques. Un chiffre suffit à se convaincre des efforts à fournir : la part de l’économie numérique dans la production française n’est que de 6 % contre 13 % aux Etats-Unis et 17 % en Corée du Sud…
Mais ces assises n’ont pas convaincu tout le monde. Deux députés de l’opposition présents dans l’amphithéâtre de Paris-Dauphine, Patrick Bloche et Christian Paul, ont critiqué le flou qui entoure qui entoure la participation financière de l’Etat à ce plan. M. Bloche, député-maire PS de Paris, a regretté « l’absence de stratégie à la mesure des défis Â».

Europeana

Invitée de ces premières assises du numérique, Viviane Reding, commissaire européenne en charge de la société de l’information, a repris à son compte la faiblesse des investissements français dans l’économie numérique. Par contraste, elle a souligné à quel point l’Europe devait être le fer de lance des sociétés numériques dans le monde. Viviane Reding en a profité pour annoncer que le lancement de la bibliothèque numérique européenne, Europeana, aurait lieu au mois de novembre prochain : « ce défi a été gagné en moins de trois ans ! Â» s’est-elle félicitée. La commissaire européenne a par ailleurs indiqué la mise en place de l’interopérabilité entre les différents formats d’archives européens.


DR - cliquez pour agrandir - Françoise Pellé (actuelle directrice), Anna-Maria Prat Trabal (ex-directrice), Olivier Chourrot (Chef du bureau des réseaux d'information scientifique et technique) et Susann Solberg (vice-présidente)

ISSN

17ème assemblée générale

guillaume nuttin
25 avril 2008


En ce jeudi 24 avril, le soleil printanier fait scintiller le dôme des Invalides. A deux pas de là, le bâtiment de l'Unesco accueille pour deux jours l'assemblée générale du Centre international ISSN, qui se tient tous les deux ans. L'ISSN, pour International Standard Serial Number (numéro international normalisé des productions en série, en français) est un numéro à huit chiffres qui identifie toutes les publications en série, y compris électroniques. Figurant dans un recoin de vos journaux et magazines préférés (celui d'Archimag est le 0769-0975), chaque ISSN attribué est enregistré dans une base de données internationale, le Registre . Est-il la peine de préciser que ce code normalisé joue un rôle fondamental dans la planète infodoc, permettant l'échange d'informations et la communication à l'échelle mondiale entre les bibliothèques, les centres de documentation, les fournisseurs, les distributeurs et éditeurs.
Retour sous les arches en béton du bâtiment de l'Unesco. Une quarantaine de responsables ISSN issus des quatre coins du globe, cramponnés à leur oreillette pour les non-anglophones, sont réunis. Au programme, outre le renouvellement du Conseil d'administration, sont abordés les faits marquants des deux années écoulées pour le réseau international, ainsi que la gestion et le développement du Registre , l'évolution du système informatique et enfin la parution de la nouvelle version de la norme Iso 3297 dédiée à l'ISSN.

titres électroniques en constante augmentation

Les années 2006 et 2007 se sont révélées bénéfiques pour un réseau international comptant 84 pays. Le Soudan et le Mali, nouveaux adhérents en 2007, viennent d'être rejoints par l'Ouzbekistan. Françoise Pellé, Directrice du Centre international de l'ISSN rapporte en outre « d'excellents contacts Â» avec l'Afrique du Sud, « pays très important du point de vue de la quantité des publications Â», ainsi que la part croissante donnée à la formation, afin de mettre à niveau l'ensemble des membres quant aux règles de fonctionnement organisationnelles et techniques. Les deux dernières sessions – tenues à Bangkok et à Buenos Aires - ont remporté un franc succès. Dans le cadre du déploiement prochain du nouveau site web du centre international, prévu pour le mois de juillet,  Françoise Pellé lance un appel à contribution pour une veille documentaire. Les informations en lien avec l'ISSN ainsi receuillies prendront place dans une rubrique « communauté ISSN Â» à accès modéré.
La base de données internationale regroupant l'ensemble des ISSN – le Registre , s'est beaucoup développée lors des deux années écoulées : plus de 57000 nouvelles entrées en 2006, plus de 61000 en 2007. Les titres électroniques qui se voient assignés un ISSN sont en constante augmentation, surtout dans le monde anglo-saxon (le trio de tête est composé des Etats-Unis, du Royaune-Uni et du Canada). La directrice du centre international se félicite également de l'efficacité des relations entretenues avec l'Abes (Agence bibliographiques de l'enseignement supérieur), « un de nos partenaires favoris Â».
L'évolution du système informatique réside essentiellement en trois points : l'adoption de Virtua, nouvelle application informatique support du Registre (qui permet entre autre la création de notices semi-automatiques), l'externalisation de la gestion du logiciel et du matériel - « tout à fait efficace en terme de coût Â» note Françoise Pellé – et l'abandon de la production de cédéroms comme supports commercialisés du Registre . Celui-ci est désormais accessible via le portail et un système d'identifiant et de mot de passe.

ISSN de lien

Le rapport d'activité se clôt sur la parution, à la fin de l'année 2007, d'une nouvelle version de la norme internationale consacrée à l'ISSN, l'Iso 3297. Un des principaux apports consiste en la définition d'une nouvelle catégorie de ressources : les « ressources continues Â» c'est-à-dire les sites web à mise à jour intégrée. Une nouvelle fonctionnalité, l'ISSN-L – ou ISSN de lien, de liaison – y voit également le jour, facilitant recherche et distribution des différentes versions d'un même titre sur des supports différents.  


DR CES - l'hémicycle du Conseil économique et social - cliquez pour agrandir

Conseil économique et social

La culture au défi de la numérisation

bruno texier
mercredi 9 avril


Bibliothèque numérique… Livre électronique… Droits d’auteur… A l’heure où la numérisation gagne le secteur de l’édition, les acteurs du monde culturel s’interrogent sur leur avenir. Le Conseil économique et social a accueilli, le 3 avril dernier, des éditeurs, des écrivains, des bibliothécaires, des représentants politiques afin de réfléchir aux promesses et aux limites de l’ère numérique. Marie-Hélène Descamps, députée au parlement européen, a rappelé les enjeux de la future bibliothèque numérique européenne (Europeana) : « un accès intégral aux Å“uvres libres de droit et un accès restreint aux livres sous droit Â» avec un objectif de 6 millions de documents numérisés à l’horizon 2010. Elle a souligné que le modèle économique d’Europeana devait reposer, entre autres, sur un partenariat avec le secteur privé. Avis partagé par Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France, selon lequel « la numérisation avance en ordre dispersé selon les pays, mais elle avance… Â» M. Racine a également confirmé qu’un site-prototype d’Europeana sera lancé à l’automne 2008.

Partage illégal de fichiers

Si la question du modèle économique de la culture numérisée est aussi présente, c’est que les éditeurs et les écrivains ont en mémoire les mésaventures de l'industrie de la musique. Le partage illégal de fichiers musicaux, qui a provoqué l’effondrement du disque, pourrait très bien s’appliquer à des fichiers de livres numérisés. Déjà, des PDF de certains ouvrages circulent sur la toile… Face à cette menace, Joël de Rosnay fait figure d’éternel optimiste ; depuis qu’il a mis son dernier ouvrage en ligne gratuitement, « les ventes papier augmentent et mon éditeur a dû relancer le tirage de plusieurs milliers d’exemplaires ! Â»
Un optimisme que ne partage pas Jean-Claude Bologne le secrétaire général de la Société des gens de lettre : « la numérisation génère des atteintes au droit d’auteur, ampute les revenus des écrivains et pose des problèmes juridiques Â». M. Bologne estime que les auteurs doivent être associés aux futures réflexions qui porteront sur la numérisation de leur Å“uvre. Il s’en est pris au service Google recherche de livres qui, par manque de rigueur, a déjà publié les épreuves non corrigées de certains écrivains.

Atouts considérables

Dans la même veine, Serge Eyrolle, Pdg du Syndicat national des éditeurs, a confié ses craintes : « le piratage, c’est ma hantise ! Â» Mais il considère que le livre possède des atouts considérables : « en 2007, les livres d’art se sont très bien vendus… Â»
Du côté des professionnels de la numérisation, l’avenir semble radieux. Le marché global du livre électronique, du livre audio et des contenus numériques est estimé à 10 milliards de dollars en 2012. Le Pdg de Numilog, Denis Swirn, a précisé que l’offre éditoriale est en pleine expansion et qu’elle comprend déjà 20 000 titres francophones et 50 000 titres anglophones.

économie numérique

Eric Besson nommé secrétaire d'état

louise guerre
mardi 25 mars


C'est finalement un secrétaire d'état en exercice, Eric Besson, 50 ans, qui va prendre en charge le nouveau secrétariat d'état de l'Economie Numérique. Eric Besson, ministre "d'ouverture", puisqu'il exerça le mandat de secrétaire national à l'Economie du PS avant de démissionner en février 2007, cumulera cette fonction avec ses charges actuelles de secrétaire d'Etat chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques. Il est directement rattaché au Premier Ministre.

Cette nomination répond à la demande de nombreux acteurs du monde numérique, notamment l'April et l'Afdel. Parmi ses missions, le haut débit, que Nicolas Sarkozy a promis à tous les français. Mais aussi des dossiers chauds comme celui du logiciel libre, de la 4e licence 3G, ou encore du déploiement de la fibre optique.

April

Le logiciel libre s'invite dans les élections municipales

bruno texier
7 mars 2008


A l'occasion des élections municipales et cantonales qui se tiendront les 9 et 16 mars prochains, l'APRIL (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) propose aux candidats de signer le Pacte du logiciel libre. Cette initiative a déjà reçu le soutien d'une cinquantaine de candidats et a pour ambition de développer l'usage de logiciels libres au sein des collectivités locales.
Ce Pacte trouve un écho particulièrement favorable au moment où le rapport Attali fixe à 20 % le taux d'équipement de logiciels open source dans le secteur public. L'APRIL n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle avait déjà lancé cet appel lors des scrutins présidentiels et législatifs de 2007.


DR

archives audiovisuelles

L'INA contribue à la mémoire de l'Algérie

bruno texier
25 février 2008


Emmanuel Hoog, président-directeur général de l'INA, s'est rendu à Alger les 5 et 6 février derniers pour remettre des copies d'archives détenues par l'Institut national de l'audiovisuel sur l'Algérie. Au terme d'une convention de partenariat signé le 4 décembre entre les deux pays, l'INA remettra à l'Entreprise publique de télévision algérien (EPTV) une copie de l'ensemble des images d'actualité couvrant la période 1940-1962. Cette « mise à disposition gracieuse Â» représente un volume de 138 heures de programmes que l'EPTV pourra diffuser et commercialiser sur le territoire algérien. L'INA conserve cependant la propriété de ces archives.

Notices et descriptifs

Le corpus d'images est composé de six grandes thématiques : guerre d'Algérie, seconde guerre mondiale, économie et industrie, vie quotidienne, traditions, sports. La guerre d'Algérie constitue la majeure partie des 1 862 documents remis par l'INA à l'EPTV. Des notices, des descriptifs et des renseignements relatifs au droit de la propriété intellectuelle accompagnent la remise des archives.

Journée d'étude ADBS

la création de valeur à l'usage des documentalistes

bruno texier
20 février 2008


Les documentalistes en sont convaincus, leur métier passe désormais par une offre enrichie de services et de produits documentaires. Mais quelle valeur ajoutée peuvent-ils proposer ? C'est pour répondre à ces enjeux que l'ADBS a organisé le 19 février dernier une journée d'études qui a réuni plus de 70 professionnels issus aussi bien du secteur privé que de la fonction publique. Jean Michel s'est d'abord attaché à rappeler quelques définitions : « Sur un marché ouvert et concurrentiel, l'acteur-décidant apprécie la valeur des diverses solutions qui lui sont proposées et retient celle qui lui offre la meilleur réponse en valeur à son besoin Â». A ses yeux, « une documentation doit d'impliquer dans l'alignement stratégique de l'entreprise Â». Mais est-il possible de mesurer cette valeur ajoutée ? Selon Eric Sutter, la réponse est positive par le biais d'une grille de mesure à six niveaux destinée à évaluer l'accessibilité et l'organisation de l'information ainsi que sa capacité à être enrichie par l'usager.

Proactif ou réactif ?

 Cette journée d'étude a également accordé une place de choix à une série de retours d'expérience provenant, entre autres, de la Direction de l'information et de la communication du Ministère des affaires étrangères qui propose des produits documentaires aux 158 ambassades que la France possède dans le monde. Ces produits privilégient la synthèse et ont su répondre aux besoins des diplomates puisque leur consultation a doublé en l'espace d'un an. D'autres témoignages issus de la banque HSBC ou du Centre d'information et de documentation jeunesse (CIDJ) ont fait apparaître des convergences mais aussi des divergences. Si tous s'accordent sur plusieurs points (proximité et co-production entre documentalistes et clients), certains estiment qu'il faut anticiper les demandes des utilisateurs (mode proactif) alors que d'autres soulignent, au contraire, qu'il faut d'abord coller à leur demande (mode réactif).


DR - cliquez pour accéder au site

service public et droit

Légifrance s'enrichit de nouvelles fonctionnalités

bruno texier
18 février 2008


Bien connu des documentalistes juridiques, Légifrance propose une nouvelle version de son site. Au programme des nouveautés : une mise à jour quotidienne des données mises en ligne, une navigation améliorée entre le texte et son environnement juridique par l'utilisation systématisée des liens hypertexte, un accès à l'état du droit à une période donnée, une navigation plus aisée entre le texte initial et le droit consolidé... Géré par la Direction des Journaux Officiels, Légifrance figure parmi les sites français les plus consultés avec 20 millions de visiteurs et 500 millions de pages vues en 2007.

fracture numérique

Les pays du Sud rattrapent leur retard

bruno texier
12 février 2008


Contrairement à une idée largement répandue, la fracture numérique entre le Nord et le Sud est en voie de réduction. Selon le rapport 2007-2008 sur l'économie de l'information publié par la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les pays en développement assurent désormais plus de la moitié des exportations des produits et services liés aux technologies de l'information et de la communication. Le commerce Sud-Sud a fini par dépasser les échanges Nord-Sud en 2004.

Chine, Inde, Sri Lanka

A la tête de ce bouleversement, on trouve l'inévitable Chine qui est devenue le premier exportateur mondial de produits TIC devant les Etats-Unis et le Japon. L'Inde, avec un taux de croissance moyen annuel de plus de 37 % entre 2000 et 2005, figure à la 8ème place mondiale des fournisseurs de services. Si la présence de la Chine et de l'Inde à ce niveau n'est guère surprenante, l'arrivée du Sri Lanka suscite la curiosité : le nombre d'informaticiens sri-lankais a triplé entre 2003 et 2008 afin d'absorber les demandes chinoise et indienne qui sous-traitent désormais une partie de leur production au Sri-Lanka.
Du côté des usages, les pays du Sud rattrapent également leur retard en particulier dans le domaine de la téléphonie mobile et de l'accès à Internet. Au Ghana, le nombre d'abonnés au téléphone cellulaire est passé de 8 à 23 % entre 2002 et 2006, et, en Thaïlande, la proportion de salariés utilisant un ordinateur a augmenté de 10 %, ce qui a permis une hausse de la productivité de 3,5 %.

bibliothèque numérique

l'offre de la FNAC

bruno texier
7 février 2008


La FNAC propose aux internautes d'accéder à une bibliothèque numérique qui regroupe plus de 1000 titres organisés autour de 7 bouquets thématiques : santé, tourisme, vie pratique, sciences humaines... Ce nouveau service permet aux abonnés de consulter les ouvrages en ligne mais pas de les stocker sur disque dur, ni de les télécharger. Il est en revanche possible de les imprimer et de constituer une « Ã©tagère personnelle Â» composé des livres favoris. Des fonctions de surlignage et d'annotation sont également disponibles. Trois forfaits sont proposés : 1,49, 3,49 et 5, 99 euros selon le nombre de bouquets.

pour en savoir plus


DR Benjamin Boccas - cliquez pour agrandir

espace collaboratif

je préfère manger à la cantine (numérique) !

bruno texier
6 février 2008


Carlos (1943-2008) a chanté les délices des cantines scolaires de son enfance. Cela lui a été fatal...  Plus chanceux, les amateurs de technologies disposent désormais, eux aussi, d'une Cantine, numérique celle-là. Ouverte aux entrepreneurs, utilisateurs, journalistes, graphistes, chercheurs, développeurs, artistes,  La Cantine affiche l'ambition d'être un espace de travail collaboratif dans le domaine des TIC. Située au coeur de Paris, cette plate-forme de 200 m² a reçu le soutien de l'association Silicon Sentier, de la région Ile-de-France, d'Orange, du pôle de compétitivité Cap Digital et de la FING (Fédération internet nouvelle génération).

pour en savoir plus


DR - Werner Broermann, directeur marketing de la société allemande Compart et secrétaire général de l'Association for digital document standards (ADDS) - cliquez pour agrandir

Documation 2008

Le PDF/A Competence Center recrute

michel remize
1er février 2008


Le salon Documation qui se tiendra les 12 et 13 mars prochains est la prochaine étape européenne du PDF/A Competence Center. Werner Broermann, directeur marketing de la société allemande Compart, endosse le rôle de secrétaire général de l'Association for digital document standards (ADDS) porteuse de ce projet. Il se félicite du nombre d'adhésions obtenues à ce jour : soixante-cinq sociétés membres, toutes convaincues de l'intérêt du format PDF/A dans un contexte à la fois d'output management et d'archivage électronique. A Documation, le PDF/A Competence Center partagera sur son stand avec trois de ses membres, Samarcande, Partnersoft et Seal Systems, et compte pouvoir intéresser de nouveaux candidats.

vocation internationale

L'ADDS a été créée en septembre 2006, à l'initiative de cinq sociétés : les allemandes Compart, Callas, PDF Lib et Luratech, et la suisse PDF Tools. Sa vocation est internationale, voulant encourager l'utilisation du format normalisé par l'Iso (Iso 19005). Ses membres sont originaires des Etats-Unis, du Canada, du Japon, de Corée, des Emirats arabes, des Pays-Bas, d'Italie, d'Espagne...
Les précédentes apparitions du PDF/A Competence Center lors de manifestations ont, semble-t-il, étaient des succès, notamment en septembre dernier lors du DMS Expo de Cologne. Pour aller plus loin, Werner Broermann a démarré des échanges avec les associations s'occupant d'output management et de gestion du document, en particulier l'américaine AIIM.

 

pour en savoir plus sur le PDF/A competence center

service public et numérique

Microsoft partenaire des ambitions numériques de la Ville de Paris

guillaume nuttin
30 janvier 2008


Financement du pôle de compétitivité Cap Digital, ouverture de 19 Espaces Publics Numériques afin de favoriser l'accès de tous à internet, déploiement de bornes Wi-Fi accessibles gratuitement ou encore soutien à l'installation de fibres optiques permettant le très haut débit..., la Mairie de Paris mène une politique active en terme de TIC. Politique qui vient de s'enrichir d'un nouveau partenariat, après ceux signés avec France Telecom, Cisco ou encore Air France. Le 29 janvier, Microsoft s'est engagé à travailler main dans la main avec la Mairie de Paris dans deux directions principales : la solidarité, à travers la lutte contre la fracture numérique, et le développement économique durable, à travers le soutien à l'innovation et l'entrepreneuriat dans le secteur du numérique.
Le partenariat pour la solidarité passe avant tout par la formation. Avec l'appui de l'un des centres agréés du géant américain, 120 demandeurs d'emploi seront formés dans le secteur de la maintenance informatique. Les animateurs des centres d'hébergement et des centres sociaux bénéficieront également d'un cycle de formation de vingt jours.
Le  partenariat pour le développement économique prévoit d'accompagner une quarantaine d'entreprises par an et de les faire bénéficier d'un suivi personnalisé de la part de Microsoft, avec "journées d'experts", invitations aux évènements, mise à disposition d'équipements et de contacts internationaux.
Enfin, la capitale acceuillera, début juillet 2008, la finale mondiale de l'Imagine Cup, compétition logicielle réunissant 500 étudiants autour de la thématique "trouver des solutions innovantes aux problèmes de l'environnement".

 

Université numérique

Le rapport Isaac mise sur les réseaux de connaissance

bruno texier
28 janvier 2008


Alors que les étudiants sont majoritairement acquis aux technologies numériques, les universités françaises accusent un certain retard en matière d'outils pédagogiques innovants. Le rapport remis le 15 janvier dernier par le professeur Henri Isaac à la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, préconise donc « d'insérer les universités dans les réseaux numériques de la connaissance Â». Plusieurs objectifs sont fixés : la totalité des étudiants devra pourvoir accéder à la totalité des documents pédagogiques au format numérique, développement du travail collaboratif en réseau, accessibilité des ressources 365 jours sur 365 et 24 heures sur 24, enseignement en ligne et podcasts...

Patrimoine numérique

Ces objectifs supposent un ensemble de mesure techniques et organisationnelles pour mettre à niveau les campus universitaires qui en ont bien besoin. Le rapport propose de mettre en place « une politique forte Â» qui vise à achever la couverture wi-fi des campus, à favoriser l'enseignement à distance et à développer une approche éditoriale du patrimoine numérique dans chaque établissement. Un volet humain est également prévu pour accompagner les équipes enseignantes face aux défis des technologies de l'information.

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