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Accueil Archimag > Commander un guide > Guide pratique : Veille et gestion des connaissances (extrait 1)

Contribution du KM aux objectifs stratégiques (extrait)

Denis Meingan

Le leadership, l'efficacité commerciale et l'augmentation de la productivité sont les trois principaux buts poursuivis par les entreprises. Le KM contribue à ces objectifs stratégiques par l'apport de méthodes de collaboration et de capitalisation des connaissances


L'analyse des projets de mise en œuvre de la gestion des connaissances - qu'il s'agisse de mise en place d'un système automatisé de conduite des hauts-fourneaux, de couplage d'une planification fine des projets de développement des produits avec une gestion des savoir-faire de conception, de fixation et de mise à disposition des éléments réutilisables des opérations d'implémentation d'atelier de peinture ou encore d'organisation et d'outillage du partage des savoir-faire et acquis techniques - amène à distinguer deux approches de la gestion des connaissances : l'approche de capitalisation et l'approche de collaboration.

  • L'approche de capitalisation se rapporte au processus de transformation des connaissances tacites en connaissances explicites.
    De manière opérationnelle, il s'agit avec cette approche de recueillir, mettre en forme et rendre disponibles les savoir-faire et les connaissances de collaborateurs. Il peut s'agir d'experts au sens strict du mot, mais des professionnels disposant de savoir-faire non codifiés et pourtant critiques pour l'organisation peuvent aussi être sollicités, comme des techniciens de maintenance, des conducteurs de ligne de production…
    Les savoir-faire et connaissances étant techniques et complexes, il n'est pas possible de les formaliser en utilisant seulement les mots usuels. Des techniques de modélisation et des modèles sont nécessaires. Ces travaux de modélisation et de mise en forme se concrétisent dans des livres de connaissances ou des référentiels métiers (voir glossaire).

applications :

  • comment faire pour capturer le savoir-faire de mon expert qui part à la retraite dans un trimestre ?
  • comment fédérer les points de vue multiples et épars d'experts qui travaillent sur des projets à des états de maturité distincts ?
  • comment former les ingénieurs à la culture et l'expérience de mon Département ?

Voilà trois questions qui peuvent être traitées par un livre de connaissance


Sinon les mots usuels sont utilisés et la mise en forme des savoirs et savoir-faire se fait surtout à partir d'opérations d'analyse, de classement et de structuration des informations brutes. Ce sont des bases de connaissances qui sont produites alors.

  • L'approche de collaboration qui est la seconde approche se rapporte au processus de partage des connaissances tacites. De manière opérationnelle, il s'agit avec cette approche de mettre en place ou de renforcer au sein de l'organisation des communautés de pratique et de définir le mode de satisfaction de leurs besoins d'échange.
    Une communauté de pratique est un groupe de professionnels, de taille variable, qui partage des connaissances, travaille ensemble, crée des pratiques communes, enrichit ses savoir-faire sur un domaine d'intérêt commun (expertise, compétences, processus…) qui est l'objet de leur engagement mutuel.

applications :

Il existe de nombreux cas d'implémentation de communautés de pratique dans le monde, qu'il s'agisse de l'industrie, de la banque ou du service. En France, il faut notamment citer parmi les cas les plus connus, ceux des sociétés comme : Arcelor, Bouygues Telecom, Bureau Veritas, CGEY, EDF-GDF, Gemplus, Motul, Renault, Rhodia, Sanofi - Synthelabo, Schneider Electric, ST Microelectronics, Thales, Total, Valeo. Plus récemment, une communauté de pratique a été mise en place à l'échelle d'une région (lire Grenoble Ecobiz, page 40).


(fin de l'extrait)

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