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Archimag à i-expo 2009 : découvrez chaque jour l'actualité du salon - jeudi 18 juin



DR

Deuxième et dernier jour, en ce jeudi 18 juin, d'un i-expo témoignant finalement d'une fréquentation accrue par rapport à l'année dernière. Davantage de visiteurs, et aussi davantage d'attente : Nombre de visiteurs sont venus avec des questions bien précises, concernant qui la veille réglementaire, qui la mise en place d'un système de surveillance d'e-réputation.
Autre constat, veille et intelligence économique se démocratisent et ne sont plus l'apanage des grands comptes, un éditeur confie ainsi avoir reçu une société de quatre personnes désireuse de s'équiper d'un logiciel de veille. Ateliers et conférences connaissent également - à en juger par l'affluence et l'intérêt du public - un joli succès.
Enfin, et comme à chaque salon, les bruits courrent dans les couloirs d'i-expo, et rapportent les prémices de fusions et de rachats parmi les éditeurs de moteur de recherche. A l'année prochaine !

de stand en stand...

...de conférences en remises de prix



DR - Laurent Baleydier, PDG de Kartoo

stand 9E6

Kartoo s’intéresse aux visiteurs et aux autres éditeurs


Pour sa première apparition sur i-expo, l’équipe de Kartoo affichait une mine réjouie : « j’ai des cartes de visite plein les poches et j’ai distribué toutes les miennes ! Nos interfaces de visualisation suscitent beaucoup de curiosité parmi les visiteurs Â» s’enthousiasme Laurent Baleydier. Pour le PDG de Kartoo, éditeur spécialiste de la visualisation de l’information, les effets de la récession économique doivent être relativisés : « la crise économique c’est 50 % d’économie et 50 % de psychose… Â».
La raison de la venue de Kartoo sur le salon est double : convertir les visiteurs à la valeur ajoutée de la cartographie de l’information et nouer des contacts avec les autres éditeurs présents afin de leur proposer une brique visualisation : « les éditeurs se rendent comptent que les technologies de visualisation sont plus complexe qu’elles ne paraissent… Â» Cibles visées : les spécialistes des moteurs de recherche.


DR - Alain Berger, Directeur général et Jean-Pierre Cotton, Président.

stand 3G2

Avec Ardans, la connaissance prend sens


« Nous sommes un des dinosaures de l'intelligence artificielle et des systèmes experts ». La main posée sur un épais référentiel métier - également désigné sous le terme de livre de connaissance, le jovial directeur général d'Ardans, Alain Berger, détaille l'activité de son entreprise, subtil mélange de méthodes et de technologies : « nous concevons une bible pour les experts d'un secteur particulier. Ce processus passe par la modélisation d'un patrimoine de savoir-faire, élaboré main dans la main avec le client, via l'outil full web Ardans Knowledge Maker notamment ». Concrètement, ce « patrimoine de savoir-faire » correspond à une ontologie que le système se charge d'actualiser, car la connaissance au sein d'une structure est mouvante, et évolue. L'efficacité de ce procédé de gestion des connaissances permet ainsi à Ardans de compter entre autres PSA-Citroën et le CEA (commissariat à l'énergie atomique) parmi sa clientèle.  

stand 6G4

L’INIST, le portail et le panier


Dans le cadre de sa mission de diffusion l’information scientifique, l’Institut National de l’Information Scientifique et Technique centralise l’achat d’informations auprès d’éditeurs et maintient des portails web. Par exemple, BiblioInserm pour le compte de cet organisme de recherche. En complément, pour les structures publiques qui ne peuvent acheter les droits d’accès pour tous comme pour le privé, l’Inist commercialise également ouvrages et revues dans un catalogue de 35 millions de références d’ouvrages, de rapports, d’actes de congrès… «Le secteur privé représente autour de 40% de notre clientèle Â», illustre Lydia Errico, responsable du service action commerciale. L’organisme disposait depuis quelques années d’un portail baptisé Form, Articles et Comptes pour permettre aux clients de gérer ses achats. Ces trois services vont fermées d’ici la fin de l’année pour être remplacés par un portail unique baptisé Refdoc plus ergonomique et doté de nouvelles fonctionnalités, de suivi de commandes, etc., «Le client pourra accorder les droits à un utilisateur de commander des articles, de remplir son panier, sans pour autant avoir les droits pour le paiement Â», détaille Lydia Errico.


DR - Karim Lekhchine, chef de projet communication

stand 5G

Kompass multiplie les contacts


Filiale de Coface, Kompass présente son DVD Titane, dernier né de la gamme Easy Business. Sa particularité est d’apporter à la fois une information marketing et une information financière. La seconde nouveauté, décrite par Karim Lekhchine, chef de projet communication, s’appelle Contact +. Il s’agit d’un service gratuit en ligne de mise en relation d’un demandeur et de prestataires. A la façon d’un « appel d’offres privé Â», il consiste à lancer une recherche sur le site de Kompass qui interrogera sa bases de200 000 entreprises. Des contacts sont livrés en réponses, couvrant des domaines allant de l’agroalimentaire aux télécoms, en passant par l’industrie ou l’informatique.



DR - Aline Beitone, assistante de gestion

stand 7E6

Avec Indexpresse, Delphes n'est plus spartiate


Tout premier i-expo pour Indexpresse « car nous avons décidé de faire un effort de communication autour de nos produits », explique Aline Beitone, assistante de gestion. Si Indexpresse n'évoque pas grand chose (illustration que cette poussée communicative s'impose), son produit phare fait preuve d'une notoriété avérée : il sagit de Delphes, la fameuse base de données d'articles de presse. Et Delphes évolue. Elle présente d'abord une nouvelle interface témoignant de qualités ergonomiques - notamment en terme de personnalisation - bien plus développées que l'ancienne, jugée un peu vieillote par plus d'un utilisateur. Delphes s'enrichit ensuite de la nouvelle offre Delphes +. Sous la forme d'un abonnement, celle-ci permet de se procurer 600 articles en texte intégral par an. Du coup, Indexpresse, déjà extrémement bien implanté dans le milieu des Chambres de commerce et des bibliothèques universitaires, s'attaque au marché des entreprises. Avec succès, puisque le Crédit Agricole, par exemple, est d'ores et déjà client. L'éditeur grenoblois ne s'arrête pas en si bon chemin, et s'apprête à dévoiler une série de nouvelles offres d'ici la fin de l'année.


DR - Nicolas Jaunet, responsable marketing et communication.

stand 2E2

130 bougies pour l’Argus de la presse


L’argus de la Presse vient de fêter ses 130 années. Certainement la plus ancienne entreprise représentée sur le salon au milieu des jeunes pousses dont certaines n’existaient pas il y a trois ans. Le spécialiste de la veille et des études médias propose une très large couverture des médias traditionnels (5 500 titres de presse francophones, 200 supports radio/TV) et fait le choix de restreindre le nombre de ressources internet : « nous avons pris le parti du qualitatif ; nous suivons 3 500 sites et blogs sélectionnés sur la base de la pertinence et de la mise à jour Â» précise Nicolas Jaunet, responsable marketing et communication.
Selon l’équipe de L’Argus de la presse, une autre tendance émerge depuis plusieurs mois : un fort intérêt pour les études rédigées et approfondies. Outre les données chiffrées, L’Argus fournit donc des indicateurs pour mesurer l’impact de la médiatisation et la visibilité des entreprises par rapport à leurs concurrents.

 


DR - Frédérique Couffignal, chargée d'affaires

stand 3G4

Pulcra rajoute des cordes à son arc


Pulcra, petite société d'une dizaine d'employés, fait depuis plus d'une vingtaine d'année dans « les ressources multimédias pour bibliothèque » ainsi que l'indique sa base line. Frédérique Couffignal, chargée d'affaire précise : « Il sagissait de diffusion en réseau de CD-rom dans les bibliothèques. Avec l'arrivée du web, notre coeur de métier réside désormais dans la gestion des postes informatiques en bibliothèques. Gestion de la sécurité, de la navigation, et des différents profils d'utilisateur.» Via un développement assuré en interne, les solutions de Pulcra sont habillées avec les CMS open-source Typo3 et Joomla, et connecté avec le SIGB (open-source lui aussi) Koha. Mais l'éditeur basé dans le Val d'Oise n'est pas du genre à rester sur ses acquis, et explore de nouveaux modèles économiques par le biais d'Autoprodmusic.com, site de vente en ligne de musique autoproduite. Et ce n'est pas fini puisqu'est prévue pour très bientôt la vente d'une solution d'e-commerce, reposant sur l'outil Magento.


DR - Delphine Dufour, directrice marketing pour l’Europe

stand 1E2

Ebsco se penche sur les coûts


Comme de nombreux exposants, EBSCO note une baisse de la fréquentation du salon en termes de volumes : « il est probable que les entreprises baissent leurs crédits pour envoyer leurs collaborateurs assister à des ateliers payants. Ce phénomène s’observe dans d’autres pays européens et en Amérique du Nord Â» confie Delphine Dufour, directrice marketing pour l’Europe. Fournisseur de solutions d’accès à l’information, EBSCO observe trois autres tendances : la question de l’évaluation du coût des ressources électroniques, le problème de l’intégration des abonnements dans les systèmes d’information des clients, et les défis posés par la recherche fédérée.
Quant au proche avenir, Delphine Dufour s’attend à « des négociations plus difficiles sur les prix des abonnements pour les futurs programmes d’acquisition Â».



DR - Olivier Pommeret, responsable pédagogique, Siham Bensaid, étudiante en mastère IE, en stage Ceram Executive, et Corina Milliex, chargée du recrutement du mastère spécialisé.

stand 6G3

Ceram Business School ouvre un nouveau master à Paris


Trop rares sur les salons professionnels sont les écoles et universités. Le Ceram Business School expose ici pour une raison bien précise, explique Olivier Pommeret, responsable pédagogique, à savoir la forte connotation intelligence économique du salon. D’où la certitude pour lui de faire passer le message : le mastère spécialisé « management stratégique de l’information et des connaissances Â» ouvre à Paris, plus précisément au Pôle Léonard de Vinci (La Défense), ceci dès la rentrée 2009. Les inscriptions pour cette formation à temps plein, diplômante, s’adressant aux jeunes diplômés, mais aussi aux cadres et dirigeants, peuvent être prises jusqu’à fin août. Parallèlement, associés au mastère et également diplômants, sont proposés des enseignements entrant dans le cadre de la formation professionnelle.


en bref

  • KB Crawl, stand 2E4

KB Crawl passe en V4. Evolution majeure, l’éditeur a redéveloppé son logiciel en composants plus facile à interfacer avec d’autres briques du système d’information. La nouvelle offre se décompose entre KB Crawl suite, pour la veille, KB Platform, le portail doté de fonctions collaboratives et KB Toolbox, une boite à outil destiné à l’intégration avec d’autres outils.

  • Sinequa, stand 7F2

L’éditeur du moteur de recherche Sinequa passe son logiciel Corporate Search en v 7.0. Nouveauté majeure de cette version, le Text Mining, en général, et l’extraction de noms, en particulier, est industrialisée. Grâce à des connecteurs notamment avec Lotus Connection , les recherches incluent le collaboratif.

  • Intellixir, stand 7F1

Intellixir, qui a pour activité le traitement d’articles et de brevets issus de bases de données (via une application web), a changé sa base line. « Infométrie décisionnelle Â» est remplacée par « moteur d’aide à la découverte Â». C’est nettement plus explicite, se félicite Jean-Michel Careil, directeur. Et permet bien plus facilement d’expliquer aux prospects et clients toute la démarche d’Intellixir qui s’appuie fortement sur des représentations graphiques de l’information, dynamiques et interactives.

  • AMI Software, stand 6E4

Trois nouveautés chez AMI Software. L’éditeur passe en version 5 Enterprise Intelligence, dont les fonctions d’analyse ont été améliorées. Les tableaux de bord d’utilisation, par exemple des mots clés utilisés pour les recherches, ont été repensés. Knowledge Discovery passe en version 6 et se voit compléter par une interface de cartographie. Enfin, Opinion Tracker, en version 1, est chargée de « l’e-réputation Â».



Les conférences



DR

A 6

Méthodes d’évaluation de la consommation des ressources électroniques


«On paye pour des choses [revues scientifiques] que l’on ne veut pas et on ne peut pas acheter certains titres Â», constate en souriant Jérôme Kalfon, directeur du service commun de la documentation de Paris V et chargé de la prospective pour le consortium Couperin. Une association qui négocie avec les grands éditeurs scientifiques pour le compte de quelques 2000 universités, écoles et laboratoires. «La mesure de l’utilisation des ressources électroniques constitue l’un des facteurs pour déterminer le prix, explique Jérôme Kalfon. Est-il pertinent de continuer à acheter telle ressources quand tout le monde passe par Google ? Â». Qui regrette de ne pas disposer d’outils pour mesurer l’usage des ressources gratuites. Nécessaires, les statistiques brutes, spécialement le nombre de téléchargements, sont largement insuffisantes. «Les chercheurs gardent de moins en moins les documents en local. La tendance est de télécharger le même document pour chaque lecture Â», confirme Jérôme Kalfon. Une habitude qui influe bien sûr de façon exponentielle sur les statistiques sans pour autant que le ressources soient plus utilisées. La présentation du cas suivant donne un aperçu. Les quelques 6600 chercheurs et ingénieurs du portail de l’Inserm, BiblioInserm, paye environ 50 centimes d’euro par téléchargement.


P4

Entreprise 2.0, retours d'expériences


Décliné à toutes les sauces, parfois même considéré comme dépassé (une conférence consacrée au web 3.0 se tenait hier dans la même salle), le web 2.0 a de beaux jours devant lui. Et lorsqu'il est appliqué au monde de l'entreprise, ce paradigme d'un web participatif se colore même de nouveaux enjeux majeurs, à savoir la capitalisation et la mutualisation des connaissances.
C'est précisèment le thème de la conférence Entreprise 2.0 - retours d'expériences, pour qui l'expression de « faire salle comble » est un euphémisme.
Comme son nom l'indique, elle consiste en trois retours d'expériences 2.0 menées en entreprises, précédés au cours de propos introductifs - assurés par Eric Juin, directeur KM et e-service chez Bouygues Construction - par la mise plat du concept et l'éclairage des problématiques soulevées.
Se résumant à la formation jusqu'aux années 80, l'organisation du savoir trouve dans le Knowledge Management, puis dans les réseaux sociaux aujourd'hui, un terrain de réalisation. Réseaux sociaux car l'organisation du savoir repose sur la question du lien interpersonnel. En effet, le KM a considéré dans un premier temps la connaissance comme un objet, et non comme un lien, avant de voir cet a priori démenti par quelques leçons issues de l'expérience, telles « l'important n'est pas de stocker mais de disposer en cas de besoin », « le partage des connaissances est un acte volontaire ». Et les outils collaboratifs portent en eux la faculté de créer et gérer ces liens interpersonnels si précieux : avec les médias sociaux, le lien remplace enfin l'objet comme item de connaissance.
Place maintenant au vécu avec le premier retour d'expérience provenant de Danone qui a fait le choix, afin de faire front contre des concurrents bien plus importants, d'évoluer vers toujours plus de flexibilité, d'où le lancement d'un projet d'entreprise 2.0 en 2008, piloté par les ressources humaines, et qui met en avant l'individu.
Schlumberger, deuxième expérience 2.0 présentée, et entreprise témoignant d'une grande culture de KM, fait part d'un projet orienté outils. Ce projet d'infrastructure consiste en l'implémentation d'une solution collaborative (en l'occurence le groupware Microsoft Sharepoint). A retenir l'importance de l'accompagnement au changement et de l'encouragement des intiatives personnelles. Ainsi que prendre garde à éviter deux écueils que sont le cloisonnement et la dissémination de ces initiatives.
Enfin, le projet Vega de Bouygues Construction, trouve son origine dans l'arrivée d'une nouvelle génération d'employés, contraints d'abandonner une série d'outils performants (esstiellement Skype et Facebook) interdits dans l'entreprise. Le rapport d'étonnement de ces nouveaux arrivants débouche sur quelques idées clés : donner envie de contribuer via une interface ergonomique et riche, faciliter le dépôt d'information (sur le modèle implicite de l'e-mail plutôt que sur celui formel du serveur de fichier), utiliser la video comme support de gestion des connaissances. Seule fausse note : avec un tel cahier des charges, deux années furent nécessaire pour trouver le bon éditeur...


concours Cogénie

Cogénie attribué à l’Icomtec


Entre autre prix, I-expo est aussi l’occasion de décerner un prix dans le domaine de la veille. Organisé par Regards sur l’intelligence économique, Cogénie récompense les étudiants. Dans le cadre d’équipes, ces derniers ont une journée pour constituer des dossiers à partir de cas réels. Un prix gagné haut la main cette année par Nicolas Moinet et ses étudiants, directeur du Master IECS à l’Institut de la communication et des technologies numériques ICOMTEC.



DR - cliquez pour agrandir

les lauréats

Prix i-Expo


Organisé par le GFII et Spat, un jury a attribué des prix aux organisations les plus innovantes.
Le jury avait défini trois catégories.

  •  Luxid for Content Enrichment de Temis a reçu le prix des mains de Philippe Clerc, directeur de l’intelligence économique, de l’innovation et des TIC à l’ACFCI, pour l’innovation logicielle.

  • Louise Guerre, pdg de Serda-Archimag a remis le prix du service d’information innovant à Dow Jones pour son service Factiva.com.

  • Enfin, le CERIMES et l’ABES ont reçu conjointement le prix spécial du jury, qui récompensait une initiative valorisant la mise en ligne de l’information pour le grand public ou pour une communauté. Le prix récompense le portail signets-universités.fr, un portail de sites de référence alimenté par les bibliothèques universitaires.


DR - Jérôme Bondu

Micro-trottoir

Jérôme Bondu, fondateur de la société de conseil Inter-Ligere

 

 

« I-expo est un salon indispensable pour rencontrer les éditeurs de logiciels. Je suis venu pour finaliser un benchmarking consacré aux solutions de veille qui se présentera sous la forme d’un livre blanc. »

 

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