le contexte
L'intransigeance des éditeurs a conduit la communauté scientifique à chercher des solutions alternatives pour faire circuler l'information plus librement. L'absurdité du système est atteinte lorsque les grands organismes de recherche doivent racheter les droits de leurs propres chercheurs pour intégrer leurs publications dans leurs intranets… Dans ce milieu où la circulation de l'information prime, où l'intérêt des auteurs est plus d'être mieux connus que mieux rémunérés, des solutions ont été imaginées pour utiliser " le droit d'auteur contre le droit d'auteur " (expression déjà usitée dans le cadre du mouvement, très proche, des logiciels dits libres), c'est-à -dire mettre en place des actes de cession gratuite des droits, assortie de certaines conditions de libre usage. Ce mouvement est aujourd'hui connu sous le nom générique d'"open acces" ou accès libre. Les licences les plus importantes dans ce cadre sont les "creative commons". Comme leur nom le suggère, il s'agit de partager des créations intellectuelles en communauté. Ce système est en train de se répandre à grande vitesse et de déborder du seul cadre de la recherche scientifique pour atteindre toutes les zones où le partage de savoir l'emporte sur des intérêts commerciaux. De plus en plus de sites web adoptent ainsi une des licences creative commons.