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sécurité informatique à l’étude

mairies et hôpitaux à la traîne

archimag -septembre 2006


Le Clusif (Club de la sécurité des systèmes d'information français, association loi 1901), a rendu publique son étude pour 2006 intitulée Politiques de sécurité informatique et sinistralité. L'enquête dresse un tableau plutôt mitigé. Globalement, les entreprises ont l'air plus sensibilisées à la vulnérabilité de leur système d'information : 75 % des 400 entreprises de plus de 200 salariés interrogées estiment qu'elles ont une dépendance forte vis-àvis de leur système d'information. Les budgets sont d'ailleurs à la hausse pour la sécurité de l'information pour 38 % d'entre elles. Plus de la moitié (56 %) ont mis en œuvre une politique de sécurité de l'information (PSI) et dans 71 % des cas elle est soutenue directement par la direction générale de l'entreprise. Un très net progrès. En revanche, moins de la moitié (48 %) de celles ayant déployé une PSI l'ont fait en s'appuyant sur une norme ou une méthodologie reconnue. Seules 29 % d'entre elles suivent la norme Iso 17799, qui s'impose progressivement comme une référence en la matière. Le contrôle des accès logiques semble encore en être à ses balbutiements. Les efforts dans l'utilisation de technologies de sécurisation se portent principalement sur le renforcement des moyens d'authentification. Laurent Bellefin, animateur du groupe de travail sur les politiques de sécurité et de sinistralité au Clusif, a dirigé l’enquête. Pour lui, « il y a des progrès. Aujourd’hui, il faut passer de l'artisanat à l'industrialisation, à un véritable système de management de la sécurité de l'information en s'appuyant sur les normes et les standards. C'est la seule voie pour convaincre les décideurs d'augmenter les budgets ».

les derniers de la classe

L’étude concerne aussi 50 mairies des communes de plus de 30 000 habitants et 186 hôpitaux publics de tailles diverses. La part du budget informatique consacré à la sécurité y est tout aussi honorable que dans les entreprises. Dans ces entités, le manque de personnel qualifié et de moyens a été évoqué comme frein à la conduite de mission de sécurité. Deux hôpitaux sur cinq et une mairie sur deux ont formalisé une PSI. Mais parmi ceuxlà, moins d’un établissement sur deux agit en appuyant sa réflexion sur une norme. Les technologies de sécurité y suivent un déploiement plus lent que dans les entreprises.

 

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