Lancé fin juin avec strass et paillettes, la version européenne du moteur de recherche Accoona prétend, selon ses dirigeants, « réinventer recherche d'informations sur internet ». Alors que la plupart de ses concurrents misent sur l'amélioration de la pertinence des résultats grâce au vote d'internautes, le nouveau venu communique massivement sur la puissance de ses algorithmes.
Anatoly Karpov
En réalité, ce que Accoona fait, c'est offrir à tous, gratuitement, des outils déjà bien connus des professionnels de l'information : une version allégée et pas toujours très convaincante de technologies de détection des entités normées. Mise au point, entre autres, par Anatoly Karpov, ancien champion du monde d'échecs, cette technique intègre dans ses calculs les dérivés des mots recherchés : antonymes, hyperonymes, hyponymes, éponymes et les propose en filtre pour affiner les résultats de la recherche. Accoona.eu autorise les requêtes en six langues européennes et dans trois environnements : le web, les entreprises (via l'annexion de la base de données d'entreprises de Dun & Bradstreet) et les actualités. Sa page d'accueil, très épurée, ressemble très fortement à celle du référent, Google.
cibler pour se distinguer
C'est à la lecture d'un résultat de recherche que la principale différence s'affiche. Elle prend la forme d'un petit module à droite de l'écran baptisé supertarget your search (super-ciblez votre recherche). Il permet, via des menus déroulants, de filtrer et d'affiner les résultats selon différents critères : nom de personnes, langues, régions françaises. Si parfois la liste des termes proposés laisse dubitatif, on remarque sa pertinence pour les recherches d’actualités. Le filtrage propose dans ce domaine de cibler les résultats par date de publication – de moins d'une heure à la plus de 30 jours –, par source, par personnes citées dans les articles ou encore par type de média.