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la bataille des SSII et SSLL

pour les grands et les petits

anthony rey
archimag - dec 2006 / janv 2007

Les mammouths de la Ged et de la gestion de contenu sont des éditeurs emblématiques dont la renommée fait le tour du monde. Pourtant, dans leur ombre, s’activent des sociétés souvent plus modestes et qui soutiennent l’essentiel du marché sur leurs seules épaules.


Avec une hausse de 11 % en 2004 et probablement 10 % en 2005 ( Voir l’étude IDP- Archimag La gestion électronique de document en France, octobre 2005, disponible sur www.archimag.com/boutique ), la forte croissance du marché de la gestion de contenu (GC) et de la gestion électronique de documents (Ged) agite désormais tous les acteurs du secteur désireux de s’armerau mieux pour suivre le mouvement. Du côté des éditeurs et des constructeurs, on n’hésite pas à se lancer dans des opérations d’envergure. Le rachat de Hummingbird par un fonds d’investissement l’étédernier témoigne de l’intérêt croissant pour ce marché (Voir Archimag n°198, octobre 2006). Selon Jean-Yves Peyrel, administrateur de l’Aproged, « l’explosion des activités liées à la numérisation et la gestion des contenus amène les grands éditeurs à se tourner vers la Ged pour pouvoir maintenir leurs positions ». Mais en réalisant 60 à 70 % du chiffre d’affaires sur ce marché, le gros de l’activité provient toutefois des intégrateurs, SSII (sociétés de services en ingénierie informatique) et SSLL (sociétés de services en logiciels libres). Du fait de la présence grandissante d’éditeurs comme IBM, Oracle, Open Text ou EMC, la part des grands intégrateurs liés à ces systèmes, tels que Unilog, Cap ou Stéria, croît presque mécaniquement. De plus petits acteurs parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu, à l’image de Sword Group Euriware ou Acamaya.

tous égaux ? tous différents !

Les SSII opérant en GC et Ged sont positionnées comme des architectes et intégrateurs de solutions livrées clés en main, en fonction d’un cahier des charges défini avec le client. Les relations nouées avec les éditeurs vont de la simple distribution à de véritables partenariats ; l’intégrateur vend le produit enbénéficiant d’une remise sur le prix de la licence fixée par rapport à ses performances passées. Pour Jacques Raulo, responsable de centre de projet au sein de la SSII Mibs, « il y a certes des effets de volume intéressants pour les intégrateurs, mais nous nous interrogeons surtout sur la pertinence stratégique du produit. Selon qu’il correspond ou pas aux besoins desclients, nous envisageons de préconiser tel éditeur plutôtque tel autre ».
La cas de l’open source est plus spécifique : en fonction du type d’applicatif concerné, il peut ne pas y avoir d’éditeur constitué en société commerciale qui soutienne la communauté des SSLL. Dans le cas inverse, de plus en plus fréquent comme le prouve le succès de Red Hat, on observe un resserrement des liens entre les deux parties. Par exemple, Open Wide a fait le choix de devenir le centre de formation et l’intégrateur privilégié de l’éditeur Alfresco en France.« Nous sommes désormais un intégrateur certifiéGold d’Alfresco, précise le PDG Patrick Bénichou. A ce titre, nous figurons dans le noyau dur des contributeurs au développement du produit ». La stratégie a porté ses fruits, puisque selon Patrick Bénichou, « Alfresco a aujourd’hui balayé le secteur de la Ged open source en France». La société a ainsi épinglé à son tableau de chasse La Poste, le Groupe April, la Mutuelle des Motards, la collectivité du Grand Lyon, ou le site Cityvox

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