Sous le pont Mirabeau coule la Seine, à deux pas de là se dresse Central Scooter. A l’intérieur du concessionnaire, des scooters neufs côté vitrine, plus à l'arrière du magasin, des bidons d'huile et des pièces de rechange. Arnaud Delperdange, employé responsable de la boutique, y immatricule plus de cinq cents cyclomoteurs par an via l'application Télécartegrise du ministère de l'Intérieur depuis juillet 2004.
Dès l'entrée en vigueur de la loi du 15 novembre 2001 (applicable dès le 1er juillet 2004), les deux roues de moins de 50 cm3 doivent être immatriculés. Dans ce contexte légal, la téléprocédure prend tout son sens. Elle permet de délivrer à l’acheteur d’un véhicule un récépissé d'immatriculation en moins de cinq minutes contre près de deux mois par la voie papier. Le client repart de la boutique, comme auparavant, avec son scooter et reçoit par courrier la carte grise en une dizaine de jours.
Utiliser Télécartegrise exige l'adoption d'une certification électronique, après quelques démarches administratives : un dossier en préfecture, un autre assorti des justificatifs requis adressé à Chambersign, puis un entretien à la chambre de commerce. Un support physique de la certification– sur clé USB ou carte à puce – est fourni . « Vous imaginez mon enthousiasme quand j'ai dû reprendre à zéro toutes les démarches quatre mois plus tard ! », ironise Arnaud Delperdange qui, fin novembre 2004, avait mis hors-service son certificat à cause de trois saisies erronnée du code secret.