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dématérialisation

les flux de facturation se virtualisent

patrick quéroy
archimag - septembre 2007

Longtemps cantonné aux échanges Edi entre grands donneurs d’ordres et fournisseurs importants, la dématérialisation des factures entrantes et sortantes se démocratise. La rentabilité accrue, la maturité des outils, la rapidité de la mise en oeuvre des solutions la prise en compte des aspects métier et le respect des réglémentations expliquent ce succès incontestable.


La société B-Process a doublé le nombre de factures électroniques prises en charge entre 2006 et 2007, soit environ 32,5 millions de documents pour la France l’année dernière. Deskom affiche une progression comparable : « Nous sommes passés d’environ 2,7 millions en 2005 à près de 5 millions en 2006 », se réjouit Cyrille Sautereau, PDG de ce prestataire. La tendance devrait perdurer au cours des prochaines années à l’aune du nombre global de factures émises en France, « entre 1 et 3 milliards, le plus souvent estimé autour de 1,9 milliard », rappelle Cyrille Sautereau. Même son de cloche chez Itesoft, éditeur d’une solution dédiée à la dématérialisation des factures. « Nous avons gagné plus de quinze références client depuis le lancement de la version 2 de Freemind for Invoices l’année dernière », constate satisfait François Lacas, responsable marketing Itesoft.

une évolution expliquée par les coûts

Première raison évidente de cette croissance, le coût de traitement d’une facture entrante, en d’autres mots d’une facture fournisseur reçue par courrier tourne autour de 15 euros. « Un montant souvent inférieur pour les grands comptes; il peut chuter à 8 ou 9 euros », pondère Jacques Leret, directeur général associé du cabinet de conseil Opus Technologies. Dans tous les cas, le coût est globalement divisé par deux suite à la dématérialisation des documents. Plus difficiles à estimer, même si les experts s’accordent sur un coût de 8 euros, les économies sur la facture sortante sont également motivantes. La réduction des frais d’envoi et d’affranchissement s’ajoute au bénéfice dans le cas des factures destinées au grand public. Orange met déjà à disposition de ses clients des fichiers PDF. Dans un contexte business to business où l’envoi papier reste la règle, Esker décline son service Delevery ware. L’envoi des factures est automatisé entre les progiciels SAP et le centre de production d’Esker. Ce dernier assure avec des processus industriels l’impression, la mise sous pli, l’affranchissement et la remise à La Poste.

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