Archimag. Quelles sont les ambitions de la chaire d’ingénierie documentaire récemment crée au Cnam ?
Ghislaine Chartron. Il faut d’abord préciser que la création d’une chaire dédiée à l’ingénierie documentaire au sein du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) symbolise une reconnaissance de notre secteur et de l’INTD (Institut national des techniques de la documentation) dans cette institution – la chaire intègre la direction de l’INTD. Elle ouvre un réel champ de développement de la formation et de la recherche au sein de cet établissement. Nos ambitions concernent trois axes principaux en synergie avec les missions du Cnam : développer des formations en adéquation avec les demandes du monde socio-économique ; des activités d’études et de recherche liées à l’innovation dans le secteur de l’infodoc; organiser des moments de rencontre et de débat réguliers sur les évolutions de nos métiers.
Partagez-vous la critique selon laquelle l’enseignement des techniques de documentation est vieillot ?
Ce n’est peut-être qu’une question de vocabulaire. Nous aurions pu renommer notre institut en utilisant des termes plus vendeurs. Mais l’habit ne fait pas le moine. Le défi essentiel qui nous préoccupe est aujourd’hui de répondre à la diversité des fonctions confiées aux documentalistes. Il faut à la fois maintenir une formation généraliste liée au coeur du métier et envisager de développer des spécialisations en adéquation avec les repositionnements nécessaires.