Archimag. Les cahiers des charges rédigés par les bibliothèques pour leur réinformatisation font-ils apparaître de nouveaux besoins ?
Dominique Lahary. Différentes évolutions peuvent être observées. La recherche simple à un seul champ, qu’il a longtemps fallu défendre contre vents et marées, me semble une affaire pliée. L’enrichissement des notices par les pages de couverture est également recherchée : on ne peut pas être en reste avec les sites de librairie en ligne. Il y a enfin l’interactivité du web 2.0 et la personnalisation des services, comme la réservation et la consultation du compte. Du côté du travail interne, on note le succès croissant des procédures d’aide à la récupération de notices– clients Z39.50 et autres« vendangeurs ». Mais le SIGB n’est plus le centre, c’est une composante de la constellation convergeant vers le portail de bibliothèque. D’où la recherche fédérée vers des données diverses, les services question-réponse, etc. Le tournant du siècle a vu l’émergence de nouveaux acteurs sur ces fonctions de portail, vers lequel nombre de fournisseurs de SIGB ont aujourd’hui élargi leur offre.