Maturité est un mot qui revient souvent à propos des Systèmes intégrés de gestion de bibliothèque (SIGB). L’outil SIGB est peu sujet à débat. La principale nouveauté viendrait du monde de l’open source. Les SIGB libres gagnent manifestement du terrain dans les bibliothèques. Ce qui ne devrait pas arranger la cause des éditeurs traditionnels, dont le nombre se réduit au fil des ans : concentration de l’offre sur un marché qui n’est pas indéfiniment extensible. Une douzaine de rescapés se partagent le marché français. On peut risquer un parallèle entre les SIGB et les systèmes d’information des entreprises. Somme toute, ceux-ci disposent également des fonctions élémentaires bien rodées. Ils gèrent de l’information numérique pour la mettre à disposition des utilisateurs sur leurs postes qui ont aujourd’hui la quasi garantie d’avoir accès à leurs documents et dossiers en quelques clics. La partie centrale, relevant de la gestion électronique des documents, est bien solide. Les questions portent maintenant sur d’autres dimensions. En bibliothèque, on s’interroge sur l’ergonomie de l’Opac, l’intégration du SIGB dans un système d’information qui l’engloberait. On est interpellé par les lecteurs qui réclament plus de services, des heures d’ouverture plus larges. Que doivent devenir les bibliothèques à l’heure du web 2.0 ? En entreprise, les préoccupations concernent le partage de l’information dans le cadre d’une relation client, l’archivage électronique et la sécurité, le travail collaboratif. La matière première informationnelle étant extraite et acheminée correctement, le champ est libre pour la transformer, l’adapter à la demande du marché, la packager, la valoriser au service du lecteur, du client et de l’utilisateur. Ces développements et services peuvent s’appuyer sans crainte sur les piliers du SIGB et de la Ged. Vivent les acquis technologiques !
heureuse nouvelle année
2007 se termine sur un goût particulièrement amer : celui de l’incendie de la bibliothèque Louis-Jouvet, à Villiers-le-Bel. Chacun en a éprouvé consternation et tristesse. En 2008, il sera beaucoup question de bibliothèque, notamment avec les avancées de laBibliothèque numérique européenne et de la Bibliothèque numérique francophone. Ces magnifiques ambitions marqueront les esprits de bien plus belle manière. Souhaitons que toute l’année soit à cette image, grâce à vos projets et votre énergie.
L’équipe d’Archimag et moi-même vous adressons nos meilleurs voeux