Archimag. Vous venez de publier un ouvrage consacré à l’information non structurée dans l’entreprise [L'information non structurée dans l'entreprise. Editions Hermès-Lavoisier]. Comment définissez-vous l’information structurée et l’information non structurée ?
Alain Garnier. Une information est structurée lorsqu’elle est répétable, systématique et calculable. Concrètement, il s’agit de formulaires, de factures, de fiches de paie et de libellés, dans lesquels une case correspond à une donnée. A côté de cela, une information est non structurée quand elle renvoie à un usage non inscrit dans un modèle. Il s’agit par exemple des courriers électroniques ou de la majorité des contenus disponibles sur internet. Ces deux catégories d’information s’accroissent de façon très inégale : l’information structurée croît de 4 à 6 % par an alors que le nombre des courriers électroniques a explosé en quelques années.
On affirme souvent que l’information structurée représente 80 % de l’information disponible contre 20 % pour l’information structurée. Est-ce la réalité ?
Non, les choses ont énormément changé. Aujourd’hui, l’information non structurée représente 99 % de l’information! Les contenus multimédia et le haut débit nous ont fait passer un nouveau palier.