Les observateurs s’accordent pour citer l’année 2003 comme point de départ du phénomène outils sociaux du web. Cette année-là , plusieurs réseaux voient le jour : le célébrissime Myspace, mais aussi et surtout Del.icio.us, Technorati ou Yoono, qui permettent de sauvegarder et partager ses marque-pages et ses liens les plus pertinents. Fonctionnant sur le principe de la folksonomie, c’est à dire un système d’indexation des documents numériques par les usagers, ces instruments du web social sont vite apparus comme un service à haute valeur ajoutée pour les documentalistes. Ce constat vaut pour l’accès à l’information reposant sur une communauté d’utilisateurs réunis par des centres d’intérêt communs. Selon le cabinet McKinsey, 37 % des grandes entreprises du secteur informatique réfléchissent à un projet de réseau social. Quant aux blogs et aux wikis, si leur succès public est indéniable, ils ne semblent pas en mesure de faire bouger les lignes dans le monde des documentalistes. Face à cette nébuleuse de services gratuits qui pourraient apparaître comme une concurrence,les éditeurs de solutions documentaires ne semblent pas particulièrement préoccupés. Ils considèrent simplement que ces outils ne boxent pas dans la même catégorie. Thierry Périchon, responsable informatique etgérant de BNT Technologies, est de cet avis : « Ces outils ne sont pas des concurrents car ils n’évoluent pas dans notre domaine de compétence. Notre rôle est de faire dela bibliotéconomie et cela ne se remplacera jamais... sauf peut-être dans les bibliothèques virtuelles, et encore ! Au mieux, ce sont des outils complémentaires ».