La gestion de contenu appartenant au quotidien des grands comptes, les éditeurs se sont tournés vers les PME pour chercher de nouveaux clients. Ils ont dû adapter leurs solutions : packages proposés à des tarifs plus avantageux, par exemple un forfait pour une dizaine de licences, ou verticalisation en direction de tel ou tel métier. Du chemin reste à parcourir ; les PME n'ont pas encore atteint la plénitude de leur équipement, comme en témoignent nombre de discours encourageant encore à l'adoption des TIC, jugées facteurs de meilleure organisation, de gain de temps et de soutien à l'innovation.
Va-t-on continuer à descendre la pyramide des entreprises pour viser maintenant les TPE? Les éditeurs ou constructeurs– notamment de multifonctions couplés à des petites solutions de Ged – partis d’en haut peuvent-ils encore baisser leurs prix, verticaliser davantage leurs solutions en direction des deux millions et demi de TPE aux profils très hétérogènes ? On en perçoit quelques frémissements, mais pas de mouvement massif. Inversement, certaines applications à connotations bureautiques et d'abord orientées vers le grand-public ou vers des utilisateurs légèrement sensibilisés à la gestion de l'information, vont-elles chercher à toucher ces nouveaux clients ? Là non plus, les éditeurs ne semblent pas se bousculer aux portillons.
Il n'empêche que différents facteurs poussent les TPE vers un certain degré de gestion de contenu, à commencer par l'utilisation par un tiers d'entre elles de logiciels de gestion professionnels – gestion commerciale, comptable, trésorerie, paie, devis et factures, fichiers clients…–, mais aussi par exemple par la montée des téléprocédures administratives ou de la téléphonie sur IP. Elles ne sont pas toutes réticentes à l'informatique. Gestion de contenu web, e-commerce, archivage électronique trouveront peu à peu leur place… au moins chez celles d'entre elles qui ont vocation à devenir des PME !