mutualiser ses ressources documentairesune affaire de bonnes réseaulutionsarchimag - avril 2008 Si partager les ressources documentaires constitue une des pierres angulaires de la gestion de l’information, mettre en oeuvre une telle démarche ne s’improvise pas. Reposant sur la notion de réseau, elle requiert en outre le respect d’une série de bonnes pratiques.
En terme de gestion de l’information, toutes les étapes du cycle de vie du document – acquisition, traitement et diffusion – peuvent être mutualisées. Si les bénéfices d’une telle démarche restent évidents, chaque situation est unique et requiert un projet adapté à ses spécificités. Un point commun toutefois : pas de mutualisation possible sans réseau, les indispensables individus échangeant et collaborant autour de préoccupations communes. Le réseau apparaît « plus ou moins formalisé, plus ou moins procédurisé, mais toujours présent derrière toute démarche de mutualisation documentaire », explique Françoise Comet, formatrice et consultante indépendante en techniques documentaires. 1. faire usage du bon sens et rationaliserRationalisation et bon sens documentaire constituent le degré zéro de toute démarche de mutualisation. Pour la documentation technique, par exemple, la mise en place de règles de rédaction standardisées permet d’éviter les ressaisies multiples. 2. diagnostiquer son organisationDresser l’état des lieux de son organisation avant d’engager le projet de mutualisation est essentiel. Il permet notamment de mettre en évidence les éléments justifiantl’initiative. Une analyse des besoins– par questionnaires, entretiens ou tout autre moyen pour les recueillir efficacement– constitue la deuxième étape de ce diagnostic. Il convient de n’y omettre aucun niveau : celui des gestionnaires de l’information évidemment, mais aussi celui du système d’information, celui des décideurs et bien sûr celui des utilisateurs. Enfin, il s’agit d’identifier ce qu’on veut mutualiser. Fonds dans son ensemble, thésaurus, bases de données, revues de sommaires, de presse, catalogues, mais aussi listes de diffusions, newsletters, logiciels documentaires, veille... Un projet présente son périmètre particulier, l'exhaustivité est illusoire.
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