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DR - Ingénieur en informatique et diplômé de l’INTD, Sylvain Machefert s’est spécialisé dans l’ingénierie documentaire. Il est depuis 2005 consultant au sein du cabinet Doxulting, où il prend en charge des missions de conseil et d’assistance. Il est aussi coauteur de l’ouvrage Mener un projet open source en bibliothèque, documentation et archives, (Éd. du Cercle de la librairie, 2007).

3e prix

Sylvain Machefert : l’OpenURL dans les institutions françaises

sylvain machefert
archimag - juillet/août 2008

face à la concurrence des sources d’information librement accessibles en ligne, les bibliothèques doivent mettre en valeur leurs collections et faciliter les connexions entre leurs ressources électroniques. L’OpenURL est un des outils pour répondre à ce besoin.
Si l’institution a mis en place un résolveur OpenURL, lors de la consultation d’une source citant un document –bibliographique, citations d’un article –, l’utilisateur verra un lien lui proposant des services autour de la référence citée. Le principal étant l’accès au texte intégral. On évite ainsi les étapes de recherche susceptibles de décourager l’usager [voir schéma ci-dessous]. L'OpenURL repose sur trois éléments, impliquant plusieurs acteurs :

  •  Le contenu source – article, notice bibliographique… –, et le fournisseur de ce contenu.
  • Le résolveur de liens OpenURL mis en place par l’institution, et le fournisseur de ce résolveur.
  • La cible de la recherche – périodique en ligne, archive ouverte…

Le fournisseur de contenu source devra ajouter à chacune des références un lien web composé de deux parties :

  • L’adresse du résolveur, propre à l’institution.
  • Les informations bibliographiques,encodées selon l’une des versions de la norme – la 0.1 de 1998 ou la 1.0 / Z39.88-2004, validée par le Niso (National Information Standard Organization) en 2005. Si l’utilisateur suit ce lien, le résolveur va confronter les informations transmises à celles de sa base de connaissances pour définir le meilleur service à fournir –texte intégral chez l’éditeur, chez un agrégateur, version papier disponible… La qualité du résultat fourni dépendra du résolveur et de la base de connaissances qui lui est associée : nombre de périodiques connus, adéquation avec les collections de l’institution, capacité à générer des liens directs vers l’article.

Les retours d’expérience font ressortir une augmentation de l’utilisation des ressources électroniques suite à la mise en oeuvre d’un résolveur de liens. Mais ce nouvel outil peut s’avérer fastidieux pour les professionnels. Il faut gérer la base de connaissances, avec une charge de travail dépendant de la qualité de la base fournie par l’éditeur du résolveur – prise en compte des bouquets, des consortiums…Il est aussi nécessaire de contacter tous ses fournisseurs pour leur indiquer l’adresse du résolveur.
En novembre 2007, sur 47 bibliothèques universitaires sondées par l’auteur, 21 possédaient un résolveur de liens et 5 étaient en train d’en acquérir un. Huit éditeurs se partagent ce marché, dominé par l’opérateur historique dans ce domaine, la société Ex-Libris avec son résolveur SFX.

Le mémoire dont est issu ce résumé est disponible en texte intégral sur Mémsic



DR - recherche d'un article à partir de sa citation, sans ou avec résolveur de lien.


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