un milliard d’euros de chiffre d’affaires de moins en un an : c’est la baisse du chiffre d’affaires cumulé des cent premiers éditeurs de logiciels français, selon une étude de Truffle, société de capital-risque. Explication: des éditeurs étrangers ont racheté sept sociétés recensées par Truffle en 2007, Business Objects repris par SAP en étant l’illustration la plus connue. Réalisée en collaboration avec la société de conseil CXP et la Fédération des professionnels de l’informatique,le Syntec, cette étude est loin d’être exhaustive.
Les résultats ont été obtenus à partir d’un questionnaire envoyé aux entreprises qui voulaient bien répondre. Malgré ceci, l’étude met le doigt sur l’essentiel. Les éditeurs français sont nombreux : les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee),datant de 2006, dénombrent 231 éditeurs avec un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions d’euros en 2006. Mais ils demeurent fragiles. Leur petite taille en font des proies faciles. L’ Association française des éditeurs de logiciels (Afdel) résume la situation :« Même si les éditeurs français gagnent des parts de marché, ils sont plus de deux mille à enregistrer un chiffre d’affaires inférieur à deux millions d’euros. Ils ne détiennent que 23 % du marché hexagonal contre 64 % pour les éditeurs états-uniens ».
chiffres cléSociétés françaises inscrites en tant qu’éditeur logiciel – code Naf 72.2a et 72.2c, chiffres Insee 2006 :
- 18 958 sociétés
- 18,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires
- 134 394 salariés
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