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Google se paye des droits d’auteur aux Etats Unis

archimag - décembre 2008-janvier 2009

Pour mettre un terme aux poursuites initiées en 2005 par l'Authors Guild et l'Association of American Publihers, Google va payer 125 millions de dollars. Le service Google Search Book était mis en cause de par l’accès qu’il donnait à des ouvrages pour lesquels Google n’avait pas obtenu l'autorisation des associations représentant auteurs et éditeurs. L'accord amiable signé entre les parties prévoit que Google mettra son portail au service de la promotion des ouvrages. Ce portail pourra aller jusqu’à donner accès en ligne à un cinquième d’un ouvrage en vente. Google s’est engagé à partager les revenus qu’il va tirer de ces ventes. Un organisme indépendant sera chargé d’identifier les ayants droits. Parallèlement, la société prendra en charge un portail destiné aux bibliothèques universitaires et publiques américaines. Ce dernier donnera accès aux textes de millions de livres épuisés. Limité aux Etats Unis, l’accord ne sera valide qu’après un dernier jugement rendu par un tribunal new-yorkais.


DR - Serge Eyrolles, Président du Syndicat National de l’Edition

Réaction de Serge Eyrolles, Président du Syndicat National de l’Edition :

Marché de dupes !

«Cet accord est un marché de dupes. Les 125 millions de dollars sont censés couvrir l’ensemble des sommes dues à tous les auteurs concernés ou à leurs ayants droit. Comme Google s’est accordé l’autorisation de numériser des ouvrages provenant de toute origine, cet accord, en attente de validation par un jugement, concerne tous les pays ayant signé la convention de Berne*, France incluse. La somme est donc censée couvrir le monde. On est sans aucun doute très loin du compte !

Indépendamment de cet aspect financier, la question la plus importante tourne autour du respect de la loi. Royalement ignorée par Google jusqu’à présent ! Je rappelle que le Syndicat National de l’Edition et les éditions de La Martinière ont lancé conjointement une procédure demandant le retrait ou l’arrêt de la numérisation pour les ouvrages soumis au droit d’auteur. L’audience qui devait se tenir en juin dernier a été reculée pour vice de procédure, signe d’une guérilla juridique ouverte par Google. Nous continuons cette procédure pour obtenir gain de cause ».

*Pour rappel, la Convention de Berne porte sur la protection des œuvres littéraires et artistiques au niveau international. Elle permet notamment à un auteur de se prévaloir des droits en vigueur dans son pays dans le cas de représentation de ses œuvres dans tout autre pays signataire.

 

 


Sous la direction de Jean-Pierre Bernat.- Paris : Hermes-Lavoisier, 2008.- 284 p.- ISBN 978-2-7462-2046-1.- 100 euros

un livre

L’intelligence économique, Co-construction et émergence d’une discipline via un réseau humain

Qu’est-ce que l’intelligence économique ? Depuis des années, théoriciens et praticiens apportent un ensemble composite de réponses, autant de définitions qui finissent par produire un corpus cohérent. Cet ouvrage collectif se trouve au point d’intersection des définitions théoriques et des retours d’expérience empruntés aussi bien aux entreprises françaises qu’étrangères. On lira en particulier le très intéressant article consacré au Japon, cet « archipel de la connaissance communautaire »… Jean-Pierre Bernat a réuni une dizaine d’auteurs et les a invités à plancher sur les notions de réseau, de puissance, de prospective ou de désinformation…Point commun entre toutes ces contributions : la dimension humaine. « L’outil homme » demeure la clé de voûte de tout dispositif dédié à l’intelligence économique et la « stratégie réseau» apparaît comme le moyen le plus efficace de mener à bien un projet d’intelligence économique.

les archives de George W. Bush sous surveillance

À quelques semaines du départ de l’actuel président des États-Unis de la Maison blanche, un groupe d’historiens a déposé plainte devant la cour fédérale de Washington afin de contraindre le vice-président sortant, Dick Cheney, à ne pas détruire les dossiers et enregistrements accumulés pendant huit ans. Échaudés par la disparition de plusieurs millions de courriels entre 2003 et 2005, ces historiens rappellent que M. Cheney avait refusé de fournir le moindre document aux archives nationales au motif que le vice président « n’appartient pas à la branche exécutive » du pays.

le forum e-Democracy vote pour Obama

Sur le thème internet et secteur public, e-Democracy s’est déroulé à Issy-les-Moulineaux du 18 au 20 octobre derniers sous la houlette d’André Santini, maire de la ville. À l’issue de la manifestation, les participants ont primé les initiatives leur paraissant les plus méritantes. Le site Mybarakobama.com du prochain président états-unien a fait partie des lauréats.


DR

on peut être internaute et...intelligent

voici une étude qui rassurera les internautes qui s’inquiètent de passer des heures devant leur écran d’ordinateur. Selon une équipe scientifique de l’université de Los Angeles, le fait d’effectuer des requêtes sur le web stimulerait certaines zones du cerveau et améliorerait les capacités intellectuelles. « La recherche sur internet suscite une activité cérébrale complexe, ce qui exerce et améliore quelque peu son fonctionnement », précise le professeur Gary Small du Semel Institute for Neuroscience and Human Behavior. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, les scientifiques californiens estiment que l’amélioration des capacités intellectuelles est possible à tout âge : « Une tâche simple et quotidienne comme la recherche semble améliorer la capacité à réfléchir et à mémoriser chez les seniors. Ce qui montre que nos cerveaux peuvent progresser, et ce à tout âge », ajoute le professeur Small.

la Belgique passe à la carte d'identité électronique

Les pays européens se convertissent, les uns après les autres, à l’administration électronique. C’est au tour de la Belgique de mettre en place un système de carte d’identité électronique destiné aussi bien au monde virtuel qu’au monde réel. En 2009, les citoyens belges se verront remettre cette carte dotée d’une puce permettant de s’identifier sur des sites de services publics, mais aussi d’accéder à certains services privés. Après authentification, les Belges pourront procéder à un ensemble de démarches administratives et accéder, au niveau communal, aux bibliothèques et aux équipements sportifs. Les autorités belges assurent que le système d’information reliant les différents ministères présente un caractère particulièrement transparent. L’exploitation des données personnelles des individus n’a pour l’instant provoqué aucun remous particulier au Royaume de Belgique.

le portail Sudoc ferme

depuis le 1er octobre, le portail documentaire Sudoc n’est plus. Lancé en 1992 à l’initiative de la sous direction des bibliothèques au ministère chargé de l’enseignement supérieur et déployé en 2001, le projet Sudoc géré par l’Abes (Agence bibliographique de l’enseignement supérieur) a pour vocation la mise à disposition d’un catalogue collectif pour les universitaires.
Outil unique d’identification de documents de tout type, la base Sudoc permettait en outre aux professionnels des bibliothèques de disposer des outils leur permettant de diminuer les charges actuellement liées à la production des notices catalographiques. Ce qui facilitait la gestion du prêt entre bibliothèques. Consécutiveà deux enquêtes menées en 2006 ayant diagnostiqué le manque de pertinence d’un portail généraliste – toutes disciplines et tout public universitaire –, la fermeture du site public a été décidée par le conseil d’administration de l’Abes le 6 juin dernier. L’Abes ne compte pas en rester là et travaille d’ores et déjà à un projet de portail des thèses françaises.


DR - Olivier Iteanu.- Eyrolles, 2008.- 166 p.- ISBN 978-2-212-12255-8.- 19 euros

L'identité numérique en question. 10 scénarios pour la maîtrise juridique de son identité sur internet

La récente polémique relative au fichier de police Edvige a montré à quel point le stockage de données personnelles ne laissait personne indifférent. Chacun doit désormais veiller au respect de son identité numérique. Cet ouvrage tombe à point nommé pour rappeler que cette identité se joue à plusieurs niveaux : statut juridique du mot de passe, usages de pseudonymes, droit à l’image, usurpation d’identité, géolocalisation, cybersurveillance…
Olivier Iteanu, avocat et chargé d’enseignement à l’université de Paris 11, recense ici quelques unes des principales problématiques de gestion des identités numériques. Dans une langue intelligible – ce qui n’est pas si fréquent dans ce genre d’ouvrage –, il dresse un état des lieux dont tout un chacun, personne physique ou personne morale, devrait être conscient.

blog d'intelligence économique

Le site gratuit IE-lobbying.net vient d’ouvrir avec le but de développer une communauté sur les thématiques de la veille technologique, de l’intelligence économique et du lobbying. Une continuité avec le site IE-lobbying.info, dédié au lobbying et ouvert depuis quelques mois. Conçu pour un public large, le site est construit sur une série d’espaces ouverts aux contributions via des wikis et des blogs.


DR - Sous la direction scientifique de Bruno Fuligni.– Lille, L’Iconoclaste, 2008.–

3 livres

Dans les secrets de la police. Quatre siècles d'histoire, de crimes et de faits divers dans les archives de la Préfecture de police.

Il n’y a pas de bonne police sans bonnes archives. Depuis la prévôté de Paris au XIIe siècle jusqu’à l’actuelle Préfecture de police, en passant par la Lieutenance générale créée par Louis XIV, la police a accumulé un considérable fonds d’archives : rapports d’enquête, ordres d’arrestation, lettres de dénonciation, plans, photographies, armes…Ce très bel ouvrage propose un fascinant voyage à travers les archives de lapréfecture de police auxquelles ont pu accéder les différents auteurs. C’est l’histoire de France qui défile à travers le prisme des faits divers et de la criminalité. On y croise du beau linge : Ravaillac, Rimbaud, Victor Hugo, la bande à Bonnot, Trotsky, Landru, Picasso… On y découvre aussi le méticuleux traitement archivistique mis en place par les policiers

Le petit Moreq 2 illustré, par Archive 17

Moreq 1 avait été publié en 2001 et traduit en français par Marie-Anne Chabin en 2004. La traduction de Moreq 2, publié en février 2008 en anglais a été à nouveau confiée à la directrice d’Archive 17, société de conseil en archivage, qui vient de publier un ouvrage de 36 pages, intitulé Le petit Moreq 2 illustré. La version intégrale de Moreq 2 dans la langue de Molière sera disponible sur le site de la direction des archives de France en décembre 2008. Contrairement à la norme NF Z42-013, Moreq est un modèle d’exigences relatif à l’organisation d’un projet d’archivage. Le Moreq décrit « les exigences pour l’organisation de l’archivage électronique » et insiste principalement « sur les exigences fonctionnelles pour l’archivage électronique à des fins de preuve à l’aide d’un système d’archivage électronique [Sae] ». Moreq 2, ce sont 330 pages comprenant 800 exigences à caractère obligatoire ou optionnel et 91 pages comprenant 158 métadonnées. Chaque entreprise choisit les exigences qu’elle veut satisfaire parmi ces 800, en fonction de la politique de gestion des risques qu’elle a mise en place. Parmi les nouveautés, les auteurs ont ajouté la notion de document composite, la prise en compte des courriels, des documents sériels. Le plan de classement est plus souple. Mais la grande nouveauté de Moreq 2 demeure les tests logiciels permettant d’évaluer la conformité des logiciels du marché aux spécifications de Moreq 2, disponibles depuis l’été 2008.


DR

PDF/A : L'essentiel

Vedette du dernier Forum des acteurs numériques, le PDF/A fait déjà figure de format incontournable pour les archivistes. Officiellement adopté en 2005, il est le premier format de fichier garantissant comme standard Iso que les documents créés aujourd’hui pourront être ouverts et utilisés également dans le futur. Afin de sensibiliser le public francophone aux enjeux du PDF/A, l’Aproged et l’organisation PDF/A Competence Center viennent de publier L’essentiel, Archivage numérique à long terme avec le PDF. Ce guide, vendu au prix de 20 euros, rappelle les incertitudes liées à la numérisation : comment lire un document créé avec un logiciel qui a disparu de la circulation ? Les trois auteurs allemands ont fait le choix de la clarté et de l’efficacité. En posant des questions simples – pourquoi PDF/A et pas simplement PDF ? que faire avec les archives Jpeg et Tiff-G4 ?... –, ils apportent des réponses essentielles quant aux différents outils dédiés au PDF/A

nouvelles extensions pour le web

organisation chargée de l’attribution des noms de domaines et des extensions sur le web, l’Icann a précisé les conditions d’obtention de nouvelles extensions dans les URL lors de sa dernière réunion au Caire (Égypte). Revu àla hausse, le coût de la demande par extension, initialement de 100 000 dollars, monte à 185 000 dollars, auquel il faudra ajouter 75 000 dollars par an. « Deux candidats, des consortiums, ont déjà déposé une demande pour l’extension.sport », précise Loïc Damilaville, adjoint au directeur de l’Afnic, l’organisme français pour les noms de domaine. Précisons que la demande porte sur la chaîne de caractères et non sur son sens. Et n’inclut pas les frais de promotion. Le dépôt de .sport s’explique certainement pour partie par le fait que ce mot est le même dans plusieurs langues, anglais, allemand, français, etc. « Beaucoup d’incertitudes demeurent quant aux perspectives commerciales de ces nouvelles extensions », conclut Loïc Damilaville. Ces formalités ne sont pour l’heure pas définitives. L’Icann s’est donnée jusqu’au 31 mai 2009 pour publier le cahier des charges. Autre point en suspens, les gouvernements sont représentés à l’Icann à travers des groupes exclusivement consultatifs. Seul celui des États-Unis garde un droit de veto. Une question litigieuse qui amènera certainement à des modifications dans le fonctionnement futur de l’Icann.


DR - John Newton, directeur technique d'Alfresco

CMIS, le standard pour gérer indépendamment contenus et logiciels

Contrairement aux tentatives précédentes de créer un standard d’interopérabilité entre les différents logiciels dédiés à la gestion de contenu, le CMIS (content management interopability system) a des bonnes chances de devenir réalité. IBM, EMC, SAP, Open Text, mais aussi Microsoft et des éditeurs de logiciels libres comme Alfresco et Nuxeo, ont clairement annoncé leur adhésion. Pour John Newton, directeur technique d’Alfresco et fondateur de Documentum, la raison de cet engouement est claire : « Développer le marché de la gestion de contenu passait par l’adoption d’un standard ». Même son de cloche chez Ever, éditeur spécialisé dans ce domaine. Ever a annoncé la disponibilité d’Api conformes à cette norme avant la fin de l’année. Responsable des partenaires chez cet éditeur, Ziad Wakim rappelle que « les versions précédentes de standards présentaient chacune des limites, compliquant leur adoption par l’ensemble des acteurs de ce domaine ; Odma, pour Open document management, était un standard très, presque trop, lié à la bureautique ». D’autres standards, notamment les JSR Java Specification Requests, la 170 en particulier, répondaient à de nombreux besoins mais restaient limités au monde Java, ce qui excluait Microsoft. CMIS est par contre agnostique en termes de protocole de communication et de langage de programmation. Il permettra de récupérer, de mettre à jour, de supprimer des données d’un logiciel d’ECM à partir d’un autre. « CMIS va permettre de prendre en compte des données de tout type. Notamment, celles générées par l’utilisation des réseaux sociaux en entreprise », conclut John Newton.


DR - passions et rumeurs se sont déliés sur le forum d' Arrêt sur images - cliquez pour agrandir

veille gouvernementale : suivi ou surveillance ?

la blogosphère aime bien se faire peur. Un article publié au mois d’octobre dernier par le site Arrêt sur images indiquait que« le gouvernement veut surveiller la presse en ligne »… Cet article, bien documenté, se basait sur le commentaire posté par un internaute sur le blog de Christophe Ginisty, membre du Modem de François Bayrou : « Le gouvernement cherche un prestataire pour la réalisation d’une veille quantitative et qualitative sur le traitement de l’actualité gouvernementale effectuée par les médias en ligne sur 15 thèmes définis dans un corpus de 50 sites ». Il n’en fallait pas plus pour que blogueurs et journalistes se sentent visés par une surveillance politique de leurs propos. En réalité, ce commentaire faisait référence au très officiel Service d’information du Gouvernement (SIG), dont l’une des tâches consiste à savoir comment l’action gouvernementale est perçue par l’opinion publique. Ce travail de veille et d’analyse s’est longtemps intéressé aux médias écrits et audiovisuels traditionnels.Il s’est aujourd’hui élargi aux nouveaux prescripteurs d’opinion tels que les blogs, les wikis ou les forums de discussion.

parole officielle

Lors d’une journée d’étude organisée par l’ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation) le 3 juin 2008 à Paris, Véronique Senèze, responsable du département Observatoire de l’expression publique au sein du SIG, avait livré un intéressant retour d’expérience sur la méthodologie utilisée par ce service. La cellule de veille du SIG compte quatre personnes qui mènent « une veille à chaud » au profit de Matignon, dont il dépend, mais aussi de l’Elysée et de certains ministères. L’objectif de cette veille est moins de savoir si l’information diffusée sur les blogs est juste et fiable que d’estimer l’impact qu’elle peut avoir sur l’opinion, et sur l’action du gouvernement. « Il faut savoir être ouvert à ce que l’on n’attend pas ! », soulignait Véronique Sèze, selon laquelle ces nouveaux médias évoluent à une telle vitesse que les sources qui font désormais autorité ne sont plus les sites institutionnels mais ceux qui sont produits par les internautes eux-mêmes. La surveillance du web 2.0 n’intéresse pas exclusivement le gouvernement. Tout le monde s’y livre : les entreprises souhaitant connaître ce que les clients pensent de leurs produits, les cabinets d’avocats attentifs à la e-réputation de leurs clients sensibles, et même les journalistes qui y trouvent des idées de sujet…


DR - Cahiers de la sécurité.– Paris : INHES, 2008.– 283 p.– ISSN 1774-475X.– 18,90 euros

un livre

La criminalité numérique

Cette copieuse livraison des Cahiers de la sécurité s’intéresse à la criminalité numérique, réalité polymorphe s’il en est : rumeurs, propagande, pédophilie, fraudes, usurpation d’identité, sectes, terrorisme… Aucun type de délinquance ne semble échapper à la sphère numérique. En guise d’introduction, Pierre Monzani souligne combien « la cybercriminalité inscrit dans la troisième dimension virtuelle les invariants du crime et du vice ». Un intéressant chapitre, consacré aux attaques informationnelles, décrypte les objectifs poursuivis par la rumeur, que ces objectifs soient économiques – déstabilisation d’une entreprise – ou politiques – la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001.
Dans la même veine, la cybercriminalité identitaire est promise à un bel avenir. Chacun peut s’inventer l’identité numérique qu’il souhaite sur son adresse électronique comme sur ses multiples profils de réseaux sociaux du type Viadeo ou Facebook, et se livrer à des actes impensables dans la vie réelle. Face à ce jeu de masques, la signature électronique et la biométrie apparaissent comme une parade… limitée.


DR - vue du projet de la BN marocaine, mêlant bâti et jardin

le Maroc s'offre une bibliothèque nationale...

située en plein centre de Rabat, parmi de prestigieux sites historiques et culturels – Tour Hassan, la Medina… –, c’est une Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc de toute beauté qu’inaugurait mercredi 15 octobre Mohammed VI. « Mêlant bâti et jardin [...], elle participe à la scénographie urbaine de la capitale », pour les responsables du projet. Le nouvel édifice s’étend sur pas moins de 20 832m2 et propose une batterie de services physiques tels qu’aire de recherche pour les chercheurs, espace réservé aux manuscrits et livres rares permettant consultations et expositions. Les enjeux d’accessibilité n’ont pas été oubliés, malentendants, non-voyants et handicapés moteur disposent de services adaptés. Au-delà des murs et des services, la mission de cette flambant neuve Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc réside dans la réception et la gestion du dépôt légal, l’élaboration et la diffusion de la bibliographie nationale.


DR - la BN de Chine vue de l'intérieur

...et après les JO, la Chine fait de même

Débutée fin 2004, la construction du nouveau bâtiment de la Bibliothèque nationale de Chine, s’est achevée en automne. D’une superficie de 80 000 m2, cette construction ayant coûté près de 126 millions d’euros fait porter la surface totale dela bibliothèque à 250 000 m2, la plaçant au troisième rang des plus grands établissements du monde, derrière la BNF et la bibliothèque du Congrès à Washington. Hébergeant 600 000 ouvrages et plus de 200 To de ressources numériques, le nouveau bâtiment peut en outre accueillir jusqu’à 8 000 usagers quotidiens.

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