ADBS, arrivée et départarchimag - février 2009 Flora Lagneau vient de succéder à Claudine Masse en tant que déléguée générale de l’ADBS. Après une maîtrise d’histoire et un DESS information-documentation de l’IEP, Flora Lagneau a exercé comme documentaliste au Forum des images avant d’oeuvrer en tant que chef de projet spécialisée en documentation audiovisuelle. Elle a en parallèle enseigné dans le même domaine pendant quelques années. Flora Lagneau vient de quitter ses fonctions de responsable du secteur de l'information au musée d’Orsay pour l’ADBS. « L’accent sera mis cette année sur le service emploi, notamment en direction des adhérents, et sur les travaux concernant les référentiels de compétence », annonce la nouvelle responsable. Elle compte également coordonner au mieux la production éditoriale papier et numérique de l’association. L’ADBS continuera bien sûr à développer les partenariats avec les écoles et les associations professionnelles.… vers l’École de bibliothécaires documentalistesDepuis le début de l’année, Claudine Masse a pris ses fonctions de directrice de l’EBD. Cette diplômée de l'INTD a occupé des fonctions de documentaliste et de consultante spécialisée avant d’intégrer l’ADBS, d’abord en tant que responsable du service formation continue puis en tant que déléguée générale. Pour rappel, l’EBD est la seule formation en France délivrant une double compétence, « une démarche en ligne avec la convergence des métiers stimulée par le numérique », signale Claudine Masse. Pour le futur, « nous allons globalement poursuivre la voie tracée par l’équipe précédente », insiste-t-elle. Elle prévoit de renforcer dès cette année les cours liés au développement de l’information numérique, « par exemple sur les méthodes de référencement sur le web ou sur la gestion des ressources numériques. Les formations se doivent d’être adaptées aux nouvelles exigences du marché du travail ». Autres axes de développement, l’école favorisera la reconnaissance de la formation continue, déjà en place, et l’ouverture à l’international notamment via des partenariats avec ses homologues étrangères. le web pour redocumentariserLa deuxième édition de la conférence Document numérique et société a été organisée par le Conservatoire national des arts et métiers les 17 et 18 novembre 2008, sous la bannière « Traitements et pratiques documentaires : vers un changement de paradigme ? ». Lancé pour la première fois dans le cadre de la semaine du document numérique à Fribourg en 2006, ce colloque s’est donné pour mission d’apporter des éclairages sur les dimensions économiques et sociétales des documents numériques. Des interventions variées, de qualité, ont abordé notamment le phénomène de redocumentarisation des activités à travers le web 2.0.
Copains d'avant...d'abord grâce à l'e-mailing de masseplus de dix millions de membres. Quasiment un internaute français sur trois. C'est les étrennes pour Copains d'avant, service édité par Benchmark Group, également à l'origine du Journal du net ou de L'internaute. Damant le pion à l'hexagonal Skyblog et à Facebook, Copains d'avant devient par là même le premier réseau social français. À quoi doit-il un tel succès ? Bouche à oreille favorisé par la convivialité des fêtes de fins d'année ? Fibre nostalgique ? Sans doute. Mais la vraie raison de cette hégémonie en terme de trafic web relève avant tout de l’alliance du marketing direct et de la technologie, avec de l'e-mailing automatique de masse. Dans les faits, chaque création ou chaque modification d'une information dans le parcours scolaire ou universitaire de l'un des inscrits génère automatiquement un mail envoyé à chacun des camarades du passé ayant fréquenté le même établissement. Ce qui fait plusieurs centaines de milliers d'e-mails quotidiens… L'alliance magique de la nostalgie de l'enfance et d'un outil de relation client offensif. pour une éducation à l'informationLa Fédération des enseignants documentalistes de l’éducation nationale (Fadben) vient de lancer un manifeste destiné à « faire connaître au plus grand nombre les enjeux de la formation à la culture de l’information ». Ce texte, qui s’inscritdans l’esprit de la maîtrise de l’information promu par l’Unesco, préconise un enseignement des techniques documentaires pour tous les élèves de la sixième à la terminale. Un premier manifeste avait déjà été lancé il y a trente ans.
un livreBibliothèques numériques : le défi du droit d'auteurLa loi Dadvsi n’a pas fini de bousculer la question de la propriété intellectuelle dans le monde des bibliothèques. Et pour ne rien simplifier, la numérisation croissante des collections ajoute à la complexité de l’environnement juridique du droit d’auteur. Cet ouvrage propose une description comparative des cas français et canadiens à partir de la collection numérique de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (Banq). L’auteur s’interroge sur des notions aussi floues que la bibliothèque 2.0 et le sort à réserver aux wikis « ces objets juridiquement insaisissables ». Lionel Maurel propose une série de dix propositions concrètes destinées à favoriser le développement des bibliothèques numériques et produit, en fin d’ouvrage, un glossaire des termes juridiques particulièrement judicieux. la sémantique des offres d'emploi à la loupe« À partir de la collecte et de l’analyse du contenu des quelques 500 000 offres d’emploi nationales sur le web, nous allons constituer un observatoire du marché du travail », explique Bernard Normier, PDG de l’éditeur logiciel Lingway. Le projet SIRE (sémantique, internet et recrutement) repose sur les recherches menées conjointement par Lingway, Proxem, une société spécialisée dans le traitement automatique du langage, et Modyco, un laboratoire du CNRS. Le projet a pour objectif la création d’indicateurs sectoriels de l’emploi en France. Dans la logique du web sémantique, le projet vise également à développer des outils permettant la construction d’ontologies spécialisées sur l’emploi. Ce, afin de permettre une interopérabilité des différentes nomenclatures utilisées dans ce domaine. Un autre enjeu consiste à automatiser le dédoublonnage des offres sur le web. Il sera ainsi possible aux étudiants européens d’identifier les secteurs qui recrutent et le type de diplômes et de compétences demandées.
un livreLa veille 2.0 et ses outilsLe web 2.0 a fait l’objet de tant de définitions différentes qu’il a fini par devenir un mot-valise aux contours incertains. Pour autant, les professionnels de l’infodoc apparaissent parmi les principaux bénéficiaires des services 2.0 : l’information produite par les internautes est d’une telle richesse que les documentalistes ne peuvent se permettre de passer à côté. À condition de savoir séparer le bon grain de l’ivraie… Pour cela, les outils ne manquent pas et cet ouvrage recense quelques-uns des services incontournables du veilleur 2.0 : les blogs, les wikis, les sites de partages de photographies, la folksonomie… l'open source entre dans les salles courrierÉditeur de la suite logicielle Galaxy, utilisable sous licence LGPL, Nuxeo propose depuis fin 2008 une version dédiée à la gestion du courrier. Cette dernière prend en charge tous les types de documents numérisés, courriels, bureautiques et autres, et les diffuse dans les bannettes électroniques des services ou des collaborateurs. L’archivage est également inclus. L’éditeur travaille avec des partenaires comme Top Images System pour l’étape de dématérialisation du papier. Dow Jones Factiva cherche en mandarinDow Jones Factiva est un service de collecte et de diffusion d’information en ligne s’appuyant principalement sur des sites de presse et des blogs. La dernière version ajoute 12000 sites et quelques milliers de blogs aux sources déjà recensées, ce qui porte le chiffre à 25000. Les données collectées sont accessibles à travers des alertes sur la plupart des téléphones mobiles. Autre nouveauté, l'interface de recherche est désormais disponible en italien, japonais et mandarin.
Encyclopedia Universalis 2009 repense le fond et la formepour ses quarante ans Encyclopaedia Universalis reste fidèle à la recette qui a fait son succès : 7 000 auteurs reconnus pour leurs compétences, 300 000 documents, 20 000 entrées accessibles par un index interactif, 1 400 cartes… À l’heure des encyclopédies gratuites et participatives, Universalis fait le pari du payant –139 euros à l’achat, 69 euros pour la mise à jour – et des spécialistes. Cette édition 2008-2009 propose une nouvelle interface qui se veut intuitive, dynamique et interactive. Elle est également le fruit du « plus vaste travail éditorial jamais mené dans l’édition culturelle française : la révision de son fonds encyclopédique ». index éditorialiséCette refonte éditoriale porte sur l’intégralité des contenus et a donné lieu à une réécriture, partielle ou totale, de certains articles. Pour gagner en pertinence, le moteur de recherche d’Encyclopedia Universalisa été couplé à un index éditorialisé élaboré par des indexeurs. Résultat : une qualité de réponse capable de déjouer les pièges de la polysémie – il réussit à faire la distinction pour le terme « racine » entre l’auteur d’Andromaque, la botanique, les mathématiques, etc. Du côté technologique, la lecture, la navigation, l’impression et la conservation des documents ont été repensées afin de parvenir à une utilisation simplifiée des commandes. le point de vue de Didier Frochotmain basse sur les droits des auteurs ?didier frochot - Les Infostratèges
« dans la foulée de la loi dite Dadvsi du 1er août 2006, issue de la directive du même nom, elle-même issue de deux traités de l’Ompi du 20 décembre 1996 sur les droits d’auteur et sur les droits voisins, la France s’agite depuis plusieurs mois au nom de la défense sacrée des droits des auteurs et des interprètes. Et de nous faire avaler, en leur nom, toutes sortes d’avanies juridiques et liberticides. Au premier rang figure la tristement célèbre loi antipiratage, dite aussi Hadopi, du nom de la énième autorité indépendante qu’elle créerait pour traquer les pirates d’oeuvres protégées sur le net. On va donc piétiner la liberté du citoyen : ses agissements sur le web seront surveillés pour tracer un éventuel téléchargement illicite d’oeuvres protégées par le droit d’auteur et celui des interprètes ! En cas de constat positif, l’internaute verrait son accès à internet coupé. Le Parlement européen s’étant opposé à cette loi [voir notre actualité d’Archimag n° 219], le Conseil européen, à la fin de la présidence française, a passé outre. Même gesticulation à propos de l’entrée dans le domaine public de nombreux enregistrements audio : le droit d’exploitation des artistes interprètes cesse 50 ans après l’enregistrement. On s’émeut donc en haut lieu à propos des interprètes de variété dont les interprétations tombent ainsi dans le domaine public : notre ministre de la Culture réclame au plan européen un allongement de la durée de protection à la fois des droits d’auteur et des interprètes à …90 ans ! Dans les deux cas, il faut savoir que ce sont surtout les intérêts des grandes firmes de disques et des sociétés de gestion collective qui sont en jeu. Dans les faits, il est rare que les auteurs ou les interprètes touchent réellement les dividendes de leur succès, au point que nombre d’entre eux produisent désormais sur le web et souvent en open access. L’alibi de la protection des auteurs et interprètes ne tient pas ». du côté des bases de donnéesTrois bases de données viennent de faire leur apparition sur la toile. Dumas est une base d’archives ouvertes de travaux d’étudiants de niveau master qui vise à accroître leur visibilité et leur accessibilité. La consultation de ces travaux universitaires est permise dans le cadre de l’enseignement et de la recherche mais interdite pour des activités à but lucratif. Quantara propose d’explorer le patrimoine méditerranéen à travers les religions, les sciences, l’art de vivre ou la diplomatie. Accessible en quatre langues –français, espagnol, arabe et anglais –, cette base propose une sélection de documents multimédia. Start, quant à elle, est une base de données états-unienne consacrée au terrorisme et à la sécurité. Disponible en langue anglaise seulement, elle recense les actes terroristes commis dans le monde depuis plusieurs décennies.
un livreLes Archives. Mémoire de la FranceLa collection Découvertes Gallimard nous a habitués à une mise en page soignée et à une iconographie de qualité. Cet opuscule consacré aux Archives de France ne déroge pas à la règle. Sous la direction de Jean-Pierre Babelon, membre de l’Institut, plusieurs auteurs dressent un panorama aussi large que possible de l’archivistique française. Depuis la Convention en 1794 jusqu’à la révolution numérique, ce petit ouvrage revient sur l’installation des Archives nationales au Palais de Soubise en plein coeur de Paris. Il évoque également « la longue formation de l’archiviste » et la création de l’École des chartes en 1869. Le chapitre consacré au réseau des archives françaises permet de distinguer les échelons communaux, départementaux, régionaux et national. Les annexes, quant à elles, proposent de concis mais intéressants outils : glossaire, chronologie, témoignages… le livre d'art en bonne place dans les bibliothèquesles bibliothèques restent l’incontournable moyen pour s’informer sur les livres d’art. Selon une étude réalisée par les universitaires Bertrand Legendre et Corinne Abensour, 24 % des personnes interrogées recourent en priorité aux bibliothèques, 16 % profitent des expositions et 14 % fréquentent les librairies spécialisées. Cette enquête, menée au printemps 2008, avait pour objectifs d’identifier les publics du livre d’art, de préciser leurs attentes et de mieux connaître leurs pratiques. Les principaux emprunteurs de livres d’art en bibliothèques se recrutent parmi les enseignants, les professions artistiques et les étudiants. Chacune de ces catégories fait d’ailleurs un usage très régulier des bibliothèques puisque près de la moitié d’entre elles a emprunté plus de 15 livres d’art par an. Les emprunteurs sont également des acheteurs : 75 % d’entre eux ont acheté des livres d’art et près de 30 % en avaient acquis cinq ou plus au cours des six derniers mois. Les auteurs de l’étude soulignent que « cette relation de complémentarité entre bibliothèques et librairies est confirmée par les libraires interrogés qui mentionnent souvent le caractère d’incitation à l’achat que peut représenter la consultation des livres d’art en bibliothèque ». Firefox : extension pour documentalistesLe navigateur Firefox compte à ce jour plus de 5 000 extensions. Parmi elles, Zotero permet aux internautes documentalistes de capturer, décrire et organiser les pages parcourues sur le web, qu’il s’agisse de textes ou d’illustrations. Avantage sur ses concurrents – Ever Notes, Web Notes… –, Zotero est capable de détecter les métadonnées associées aux livres présentés sur les sites des éditeurs et distributeurs et de les classer automatiquement dans une base dédiée.
Salon du livre 2009événement tant culturel que commercial, le Salon du livre devrait accueillir autour de 180 000 visiteurs cette année. Un chiffre qui comprend environ 10 % de professionnels, bibliothécaires, libraires, éditeurs et auteurs. Ces derniers profitent de l’occasion pour rencontrer nombre d’éditeurs, une quinzaine en moyenne l’an dernier. Professionnels comme grand public remplissent leur panier. Sans grande surprise, parmi les thématiques abordées, la dématérialisation du livre sous toutes ses formes sera à l’honneur. Un espace numérique baptisé Lectures de demain concrétisera cette attention. Le public est invité à participer à travers quelques activités comme enregistrer sa propre lecture dansun espace dédié. Cette année, le pays invité est le Mexique. Il sera possible de rencontrer une quarantaine d’auteurs originaires de ce pays, dont le célèbre écrivain Carlos Fuentes. L’entrée du salon est gratuite pour les étudiants de moins de 26 ans. deux nouvelles offres de logiciels de Gedéditée par la société de services MB2I, Open Bee est le nom d’une gamme de logiciels entièrement spécialisés dans la Ged, à savoir dans la gestion des fax, dans la reconnaissance des codes-barres et dans le classement et la recherche dans tout type de document bureautique ou numérisé. Coeur de la solution, Open Bee Scan Portal indexe et classe les documents et autorise leur partage à travers un navigateur. MB2I travaille en partenariat avec des constructeurs de scanners, notamment Konica Minolta et Xerox. La gamme cible plus particulièrement les entreprises, assurances, courtiers, etc. et les collectivités de taille moyenne. La société propose depuis le début de l’année un nouveau pack avec des fonctions de classement à partir du copieur. Par ailleurs, RBS, société de services et d’ingénierie en informatique (SSII) d’environ 180 personnes, édite également un logiciel de gestion documentaire. Baptisé Agileo, ce dernier inclut plusieurs dizaines de modules se déclinant dans le collaboratif, le workflow, l’archivage et même la mobilité. |








