bibliothèque : les e-services en plusarchimag - mai 2009 Trop longtemps à l’écart des bouleversements technologiques, les bibliothèques misent sur les nouveaux services aux lecteurs. À côté des solutions professionnelles, il existe une offre numérique élargie aux outils 2.0. Des ressources pour des prestations innovantes, au-delà des missions traditionnelles. Le virage pourrait accélérer le repositionnement des bibliothèques et changer les relations avec leurs usagers.
repositionnement nécessaireLa révolution numérique produit ses effets sur les documents primaires – monographies numérisées et mises en ligne – mais aussi sur les prestations proposées aux lecteurs – catalogues, réservation, portails culturels… Force est de constater que pendant longtemps les sites de bibliothèque ont paru inertes et imperméables aux évolutions technologiques. Comparés à des sites de presse ou de vente par correspondance, leurs interfaces et leurs fonctionnalités semblaient dater d’un autre siècle. Aujourd’hui, les bibliothèques rattrapent leur retard et misent sur les innombrables outils informatiques pour étoffer leurs services aux usagers internautes. Dans un guide pratique Archimag publié l’an dernier, Dominique Lahary, directeur de la bibliothèque départementale de Val-d’Oise, disait les bénéfices que peuvent tirer les bibliothèques de ces nouveaux outils : « Le web 2.0 implique une ouverture à l’intervention directe des usagers. Il n’y a pas que sur le web que cette attitude est utile ! Le web 2.0 peut aider au repositionnement des bibliothécaires par rapport aux usagers ». univers NetvibesCe repositionnement passe, entre autres, par les univers Netvibes, qui se sont multipliés en l’espace de quelques mois. Les veilleurs-bibliothécaires ont compris la visibilité que pouvait leur apporter ces pages personnalisables. Extrêmement simples à mettre en place, elles sont gratuites et ne demandent rien d’autre qu’un identifiant et un mot de passe. Contrairement aux solutions professionnelles, qui supposent l’assistance d’un informaticien, elles sont à la portée du premier bibliothécaire... ou internaute venu, qui peut ainsi devenir un prescripteur de contenus. Plusieurs établissements proposent un univers qui mêle activités culturelles et informations locales. C’est le cas des médiathèques du Pays de Romans (Drôme) dont la page Netvibes propose d’accéder au catalogue et d’écouter les choix des discothécaires et qui offre un bulletin météo circonscrit à la ville de Valence. Cerise sur le gâteau numérique, l’inévitable Twitter, l’outil de microblogage, a fait son apparition sur la page d’accueil : un moyen de toucher un public adulescent plus amateur de réseaux sociaux électroniques que de monographies. pour lire la suite... |



une enquête menée en 2008 sur le numérique dans les médiathèques de Seine-Saint-Denis fait le constat suivant : « Aujourd’hui, aucune nouvelle mé - diathèque n’ouvre ses portes sans mettre à disposition du public des ressources multimédias. La question de la nécessité de l’internet dans une bibliothèque semble tranchée… ». Voilà un point admis par toute la communauté des bibliothécaires. Ce qui est vrai en Seine- Saint-Denis vaut également pour le reste de la France. En quelques années les initiatives n’ont cessé de se multiplier : les Opac web, les portails culturels, les dossiers lecteurs en ligne, les univers Netvibes… La panoplie des services proposés aux usagers s’enrichit régulièrement de nouvelles fonctionnalités et change la nature des relations qu’entretiennent les établissements avec les lecteurs. Quant aux bibliothèques numériques, leur nombre s’étoffe à avec une belle constance ; citons, entre autres, Europeana et Gallica, les bibliothèques européennes et française, mais aussi Belgica, Scientifica, la bibliothèque numérique de l’Institut national de l’histoire de l’art, sans oublier les collections numérisées mises en ligne par les bibliothèques municipales de Lille, Lyon et Bourg-en-Bresse.