la cartographie de l'information gagne nos interfacesarchimag - mai 2009 Les interfaces à la grand-papa sont en train de vivre leurs derniers jours. La cartographie de l’information s’impose progressivement au coeur des logiciels professionnels. En attendant les applications grand-public.
carte dynamiquePour Jean Renard, l’intérêt croissant pour la cartographie crée des vocations et provoque l’arrivée de nouveaux entrants : « Il existe en particulier des solutions en ligne gratuites mais leurs fonctionnalités restent très restreintes. Si l’on veut un outil plus performant, les solutions payantes sont évidemment plus complètes. La version 8 de notre solution Mindmanager peut être installée sur un poste informatique ou exploitée à distance – en mode software as a service. Il est possible d’intégrer dans nos cartes des documents issus de suites bureautiques. Surtout, nous avons développé une application qui permet d’envoyer une carte dynamique à des collaborateurs qui ne possèdent pas Mindmanager ; cette carte dynamique est lisible avec un simple logiciel Adobe Acrobat ». Autre argument avancé par Jean Renard, la possibilité d’injecter des informations provenant de bases de données dans une carte dynamique. Une option intéressante pour les organisations disposant de gros volumes d’informations structurées : « La surabondance d’informations nous a conduits à passer d’un logiciel d’organisation des idées à une solution d’organisation de l’information », précise Jean Renard. interfaces post-WindowsLa surabondance d’informations est un facteur que Christophe Douy, le président- directeur général de Pikko, éditeur des logiciels de cartographie décisionnelle, reprend également à son compte « Les volumes d’informations son colossaux et ont fait apparaître de nouveauxbesoins de visualisation. Les utilisateursveulent accéder à l’essentiel sans se perdre dans une masse de données. Lesoutils de visualisation ont fait beaucoup de progrès en matière d’ergonomie et peuvent désormais rendre service à de nombreux métiers ». En effet, si la cartographie informationnelle fut d’abord utilisée dans les milieux scientifiques, elle s’applique désormais à de nombreuses fonctions de l’entreprise : la veille, bien sûr, mais également la recherche et développement, le marketing et les ressources humaines. Ce marché professionnel est le segment majeur de Pikko, mais Christophe Douy estime que le grand-public est un objectif à atteindre : « Les interfaces à la Windows ont dominé la culture des utilisateurs. Nous sommes en train de passer à des environnements post-Windows. Legrand-public, qui a pris l’habitude des jeux vidéo, va exiger des interfaces plus ergonomiques pour raccourcir le temps de lecture ». Les applications Pikko peuvent être adossées à des suites bureautiques ou à des outils de veille. La société a passé des accords avec certains éditeurs – Digimind, Ami Software… – et négocie avec les spécialistes des moteurs de recherche Exalead et Lingway. pour lire la suite... |



c'est une tendance qui remonte à deux ou trois ans et qui est confirmée par tous les éditeurs. La cartographie de l’information est un concept en vogue. Lors du salon i-Expo 2007, un atelier consacré à l’apport des outils de visualisation de l’information dans la veille avait fait salle comble. Plus récemment, à l’occasion des Rencontres ICC, tenues au mois d’octobre dernier, la cartographie de l’information suscitait un intérêt soutenu : « Nous avons en effet ressenti une curiosité pour nos outils, confirme Jean Renard, directeur pour l’Europe du Sud de l’éditeur spécialisé Mindjet ; il existe clairement une demande pour la cartographie de l’information ». Plus récemment encore, au mois de décembre 2008, le Café Carto 2.0 organisé par