une récente étude de l’Institut français d'opinion publique (Ifop), réalisée à la demande de Systran, auprès de huit cents cadres d’entreprises privées de plus de cinquante salariés indique que 49 % des cadres se disent mal à l’aise lorsqu’ils sont confrontés à une langue étrangère dans leur activité professionnelle. Selon 60 % d’entre eux, le niveau de maîtrise des langues étrangères dans leur entreprise est mauvais. Face aux langues étrangères, 44 % déclarent disposer de logiciels de traduction, 34 % disent bénéficier de formations, 19 % ont accès à des traducteurs humains et 4 % à des interprètes. Ils sont 83 % à déclarer avoir déjà utilisé un logiciel de traduction automatique. Cependant, 30 % déclarent ne disposer d’aucun moyen dans l’entreprise pour gérer les langues étrangères. Les deux tiers (63 %) traduisent eux-mêmes des documents ; 22 % déclarent utiliser un logiciel de traduction automatique, 11 % confient la traduction à un tiers dans l’entreprise, 4 % seulement font appel à un traducteur professionnel payé par l’entreprise.
des outils performants
Au sein des organismes, la croissance exponentielle des informations disponibles de différentes natures, internes et externes, sur différents supports, dans des formats variés et dans de multiples langues rend problématique leur accès. Parallèlement, les progrès en matière de traduction automatique observés ces dernières années permettent d’apporter des réponses concrètes aux besoins de compréhension de langues étrangères. Actuellement, il est possible d’intégrer des briques de traduction dans l’ensemble des applications existantes : text mining, veille concurrentielle, veille brevet, communication cross-lingue dans une société, surveillance de média, support technique, outils collaboratifs, site web.
L’objectif de ces outils n’est pas en premier lieu d’obtenir des traductions syntaxiquement parfaites, mais de fournir une traduction de qualité suffisante pour être comprise de tous. Il est en effet plus juste de parler de ces outils comme des aides à la compréhension, voire d’aides à la communication au sein d’entreprises dans un contexte mondialisé.
D’un point de vue technique, l’intégration d’un ou plusieurs moteurs de traduction dans une application existante est relativement aisée. En effet, la plupart des fournisseurs de solutions de traduction automatique propose une API, souvent sous forme de web services, c’est-à -dire une interface de programmation applicative documentée permettant d’appeler et de transmettre des paramètres aux fonctions du moteur à l’extérieur de l’applicatif. Ces outils sont couplés avec des dictionnaires bilingues référents du marché. Ainsi, l’utilisateur peut se référer à ces documents pour retravailler la traduction s’il le souhaite.