Pendant que le blogueur prescripteur twitte entre happy-few et n’affiche de son identité numérique qu’un avatar et quelques lignes d’une rubrique « à propos », où chaque mot est soigneusement pesé, l’internaute moyen affiche son intimité numérique via un profil Facebook en mode public par défaut.
Avec l’opération « You on the web », les futurs business men de l’ESC Lille apprennent les règles garantissant une visibilité non préjudiciable sur internet. Après un « cultivez votre jardin » s’adressant à l’élite des Lumières, ce « cultivez votre identité numérique » s’adresse au gratin de la société. On parle de révolution internet, mais le phénomène de l’e-réputation montre que ce média inouï reproduit les dispositifs sociaux existants, à commencer par une flagrante inégale répartition des ressources et des savoirs.
Selon que l’on soit puissant ou misérable.