Le 5 janvier, les bureaux du ministère de l'Emploi gabonais et une grande partie des ses archives partent en fumée suite à un court-circuit électrique. Moins de deux mois plus tard, le bâtiment des archives municipales de la ville de Cologne, en Allemagne, s'écroule comme un château de cartes, faisant à jamais disparaître un fonds rassemblant quelques 65 000 parchemins, plus de 100 000 cartes et plans et plus de 1 million de photographies.
Dégâts des eaux, incendie, mais aussi séisme, ouragan, voire action des micro-organismes, le sinistre constitue une réalité plurielle et prégnante pour un centre d'archives.
On n’est jamais suffisamment préparé
C'était d'ailleurs le thème de l' International Council of Archives qui s'est tenu le 24 juillet 2009 à Kuala Lumpur et intitulé « Sinistres et réduction de leurs conséquences ». Les conclusions communes qui ressortent des interventions qui y furent réalisées sont que l’on n’est jamais suffisamment préparé à ce type de calamités, même lorsqu’on croit l’être et qu’on a un plan d’action fonctionnel.
D'où l'intérêt d'externaliser son traitement auprès de prestataires spécialisés. Ce traitement peut s'opérer en amont : externaliser l'archivage lui-même dans d'impressionnants sites spécialisés avec température et hygrométrie contrôlée (tel celui d'Everial, à Chartres, par exemple) permet de désamorcer les risques potentiels qu'ils soient d'incendie ou d'inondation.