Comme chaque année, le marronnier de la rentrée des classes fait son grand retour. Peut-être le dernier car quelles images évoquer à l’avenir ?
Le turbulent petit Poulbot ou la pélerine-béret de Doisneau appartiennent depuis bien longtemps à l’Histoire, le reste de la mythologie scolaire prend assurément le même funeste chemin. Le roucoulement des pigeons blancs est dorénavant couvert par le bruit des gazouillis sur Twitter, Facebook a remplacé les rondes et les graffitis. Le seul vent soufflant dorénavant sous le préau est numérique et ne porte plus guère les délicieuses fragrances de craie écrasée et de bois mouillé, tableau blanc interactif oblige. Sans parler des petits mots clandestins chiffonnés prenant la forme de posts phonétiques et référencés… Prévert pensait-il au mobile 3G quand il évoquait l’oiseau-lyre caché par l’écolier dans son pupitre? Rien n’est moins sûr, mais rien n’est désormais plus vrai…