Environ 5 000 professionnels utilisent trois extranets correspondant à autant de pôles de compétitivité. Des chiffres qui vont doubler dans les prochains mois. Ces six extranets sont bâtis sur les mêmes développements autour du logiciel de gestion de contenu open source. Un choix lié à la fois à des motifs financiers et des besoins, l’alternative d’un logiciel propriétaire aurait dépassé le budget et ne répondait pas à tout le périmètre fonctionnel.
Chargé de sélectionner et d’aider des projets de recherche à travers une labellisation qui permet de toucher une aide financière de l’État, les pôles de compétitivité animent un réseau composé de petites entreprises, de grands comptes et de laboratoires. Les pôles émettent des appels à projets et reçoivent les réponses présentées par les entreprises. Le suivi de chaque réponse se déroule en cinq à six étapes. « Tous les porteurs de projets sont auditionnés. Chaque projet est reçu et vérifié. Une commission d’experts spécialisés dans le domaine l’évalue. Suivent une ou deux auditions des entreprises et laboratoires candidats. Chaque étape donne lieu à un rapport sous la responsabilité d’un rapporteur. Dernière étape, l’audition par le bureau du pôle aboutit à une lettre de labellisation ou à un refus. Dans le cas positif, le porteur du projet sollicite alors Oseo. Cet organisme public présente le dossier aux différents ministères. Suis le versement de l’aide de l’État », explique François Cuny, administrateur responsable de l’application pour le pôle Systematic. Ce seul pôle reçoit de 100 à 200 réponses par an.