« Propriétaire ou open source, la question n’est plus là , assène Vincent Bouthors, PDG de Jalios, un éditeur de logiciel sous licence ; les lignes de démarcation sont ailleurs. Dans les fonctionnalités offertes, dans l’ergonomie et aussi dans le coût. Si l’on calcule sur trois ans, une solution propriétaire peut devenir moins chère que son équivalente en libre. Tout simplement parce que les coûts de maintenance du propriétaire seront moindres ».
En outre, l’open source n’est pas adapté à tous les cas. Premier problème potentiel, quand le logiciel libre n’est pas édité par une société commerciale, la communauté de développeurs bénévoles qui le faisait vivre peut disparaître. Alors, le logiciel n’est plus maintenu, les bogues ne sont plus corrigés, les évolutions disparaissent. Le choix d’un logiciel libre maintenu par une communauté très nombreuse permet de contourner cet écueil potentiel, ou au moins de limiter le risque. Mais pose parfois des soucis d’un autre ordre. Les développeurs de logiciels libres sont majoritairement anglo-saxons. Et ont naturellement tendance à développer pour leurs besoins. Une question qui a concerné le logiciel Koha. L’ajout d’un connecteur à Sudoc dans ce logiciel n’intéressait que les Français. La communauté n’a pas voulu l’intégrer dans le logiciel. La solution retenue a été de proposer ce connecteur en tant qu’extension optionnelle. Autre dérapage possible, des sociétés de service vivant du support autour de logiciels open source peuvent être tentées par un retour au modèle sous licence.