Judith Ickowicz. – Dijon : Les presses du réel, 2013. – 688 p. – ISBN 978-2-84066-411-6 30 euros
La dématérialisation a profondément bouleversé le monde de l’art contemporain en l’obligeant à repenser l’approche juridique de la création artistique. Plus particulièrement, c’est la question de l’appropriation juridique d’une œuvre d’art dénuée de son support physique qui est posée.
De cette rencontre entre l’art et le droit et à travers l’analyse de la façon dont les rapports entre les différents acteurs de l’art sont régis par la loi, Judith Ickowicz dresse une enquête sociologique et politique de la fonction de l’artiste, du statut de l’auteur et de la notion d’œuvre. Elle se propose également de démontrer à quel point le droit est à l’origine de l’évolution historique de l’œuvre d’art, en s’intéressant notamment à ses différents outils que sont le droit d’auteur, le droit des contrats, le droit des biens, le droit des assurances, le droit des personnes ou encore le droit pénal.
Développant dans une première partie les limites d’une approche matérielle de la création, l’auteur s’attache ensuite à démontrer les vertus de son approche intellectuelle. Cette analyse juridique de l’art contemporain est le fruit de la thèse soutenue en 2009 par Judith Ickowicz, aujourd’hui docteur en droit, chercheuse et avocate en droit de la propriété intellectuelle.